Genève

13 mars 2016 14:58; Act: 14.03.2016 09:28 Print

Projet lancé pour briser l'isolement des migrants

par David Ramseyer - Les ados mineurs réfugiés à Genève sont très seuls. Une campagne vidéo et des rencontres avec des élèves doivent leur permettre de mieux s'intégrer.

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(Photo: Keystone/Laurent Gillieron)

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«Ce sont des enfants comme les autres, pourtant ils fréquentent très peu les jeunes de leur âge et sont repliés sur eux-mêmes, malgré eux.» L’Association des Médiatrices Interculturelles (AMIC) se mobilise pour les requérants de 15 à 18 ans, réfugiés à Genève sans leurs parents ou des proches.

Dans le cadre de la Semaine contre le racisme, qui débute ce lundi, le groupement lance «A ma place». Ce projet, appuyé par l’Etat, veut favoriser l’intégration des migrants mineurs, logés dans un foyer à la Praille. Ils viennent en majorité d’Érythrée, dont la diaspora est importante en Suisse. Le canton de Genève en accueille aujourd’hui 184, contre une quarantaine en 2014.

Dispositif insuffisant

«Nous souhaitons susciter une prise de conscience de la part des ados genevois, qu’ils apprennent à se connaître entre eux, explique Winnie Covo, membre de l’AMIC. Aujourd’hui, les dispositifs manquent pour intégrer ces jeunes réfugiés à la vie locale.» Des rencontres entre ces derniers ainsi que des élèves du cycle d'orientation et du post-obligatoire auront lieu toute la semaine.

Des vidéos seront aussi diffusées lors de ces visites, ainsi que sur des stands dans la rue. Elles mettent en parallèle le vécu quotidien des migrants et celui des adolescents genevois. Histoire de montrer que prendre un bus ou aller chez le médecin comporte des difficultés parfois insoupçonnables lorsque l’on vient d’ailleurs.