Restos fermés à Genève

19 octobre 2018 14:00; Act: 19.10.2018 15:25 Print

Au moins 1500 employés laissés sur le carreau?

La menace qui pèse sur 280 établissements fait craindre la perte de quelque 1500 emplois. Les syndicats veulent rencontrer Mauro Poggia.

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Une vingtaine d'établissements a été fermée depuis l'annonce du Conseil d'Etat. (Photo: mpo)

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L'annonce de la probable fermeture de quelques centaines de bars et restaurants sans autorisation d'exploiter a fait l'effet d'une douche froide au sein des syndicats genevois. Réunis vendredi matin, ils ont exigé des mesures visant à permettre aux salariés touchés de s'inscrire au chômage, de recevoir des indemnités et de retrouver un travail rapidement. «En partant d'une moyenne de cinq salariés par entreprise, nous estimons que 1500 postes sont menacés au minimum», a déclaré Artur Bienko, secrétaire syndical à Unia.

Mesures exigées

Jeudi, les syndicats Unia, SIT et Syna ont écrit à Mauro Poggia, conseiller d'Etat chargé de l'emploi et de la santé, pour obtenir une entrevue le plus rapidement possible. Parallèlement, ils exigent des mesures concrètes pour les employés. Les associations veulent «la mise en place d'un canal d'annonce des fermetures
des établissements afin de pouvoir s'assurer que les procédures de licenciement collectifs soient respectés».

Elles demandent également la création d'une bourse à l'emploi en lien avec l'office cantonal de l'emploi. Il s'agit de faciliter la recherche d'un nouveau travail aux personnes licenciées. Enfin, les syndicats exigent «l'ouverture d'un guichet spécial concernant l'indemnité en cas d'insolvabilité», pour pallier le risque de pertes sèches de salaire.

Syndicats étonnés de l'annonce

Par ailleurs, les associations de défense des travailleurs organisent mercredi prochain une séance d'information à l'attention des salariés des bars et restaurants. Ils souhaitent pouvoir les informer de leurs droits en cas de coup dur.

Les syndicats se sont sentis mis devant le fait accompli par le Département de l'emploi et de la santé. Ce dernier a en effet annoncé le 11 octobre dernier que 280 bars et restaurants allaient devoir fermer sous peu. «Nous n'avons été ni consultés ni informés», a souligné Marlène Carvalhosa Barbosa, secrétaire syndicale au SIT. Au vu du nombre de travailleurs qui pourraient perdre leur emploi, nous avons été étonnée de ce mode de faire.»

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Matougris le 19.10.2018 15:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Too Late....

    Depuis 2 ans ils étaits informés.... Et ils vont pleurer maintenant ??? Bravo pour le coup de Balais !!!!

  • Amanda Pina le 19.10.2018 15:06 Report dénoncer ce commentaire

    Sérieusement ?

    1500 frontaliers sur le carreau..et alors ?? Moi personne ne ma aidée lorsque jétais au chômage et que ma conseillère espagnole me traitait limite de flemmarde et de voleuse.

  • restoaterre le 19.10.2018 15:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    tout fini par arriver

    Combien de résidents genevois dans le paquet ????? Pôle emploi aura du boulot ...

Les derniers commentaires

  • Sabrina le 23.10.2018 13:15 Report dénoncer ce commentaire

    ah bon?

    Donc il y aura 1'500 chômeurs de plus à Annemasse ?

  • Bravo le 23.10.2018 13:14 Report dénoncer ce commentaire

    la loi pour tous

    C'est très regrettable pour le personnel, frontaliers probablement, mais les établissements pas en règle, qui ne répondent pas aux normes d'hygiène, de sécurité ou vis à vis de la loi, doivent fermer. On ne peut utiliser l'excuse du chômage, pour revendiquer des passe-droits.

  • Michel45ans le 22.10.2018 13:39 Report dénoncer ce commentaire

    et alors?! les mêmes règles pour tous

    Les règles sont les mêmes pour tous. Tout le monde doit les suivre. Les syndicats doivent comprendre cela. Et avant de crier au scandale, combien parmi ces 1500 personnes sont des frontaliers (sans passeport suisse) ?? certainement plus de la moitié comme dans le reste des restaurants...alors bon....

  • Kepi Bleu le 22.10.2018 11:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Enfin !!!

    Bravo monsieur Poggia, bien vu ! et du coup, aussi content de vous avoir comme patron depuis quelques semaines...

  • michel le 22.10.2018 09:54 Report dénoncer ce commentaire

    dites merci

    je prend connaissance des commentaires il est vrai que le comportement des frontaliers est a revoir que si ils ne sont pas la Genève serait dans la mouise la suisse n a jamais attendue après la France pour être il est vrais que nous faisons des courses chez eux mais n oubliez pas nous faisons marchez leur économie contrairement a ses personnes qui viennent avec leur casse croute et profite de beaucoup de prestations et maintenant le chômage en suisse et surement en France aussi il serait plus intelligent de dire merci aux mauvais politicards que Genève a en place