Genève Aéroport

10 juin 2019 22:18; Act: 11.06.2019 18:33 Print

Mandaté par la boîte qu'il a chouchoutée des années

par Maria Pineiro - A sa retraite, l'ex-chef des opérations de l'aéroport de Genève a été sollicité comme consultant dans une société qui gère le péril aviaire à Cointrin depuis 25 ans.

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(Photo: © Michel Perret)

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S'agit-il d'un nouveau volet dans l'affaire de corruption qui secoue actuellement Genève Aéroport? Jeudi, la «Tribune de Genève» révélait que la gestion du péril aviaire, à savoir notamment la gestion des oiseaux sur le site, était confiée à la même entreprise depuis 25 ans. Ce mandat n’a été mis au concours que deux fois, à partir de 2013, et la dernière procédure a fait l'objet d'un recours. «Genève Aéroport a préféré retirer l’appel d’offres pour le republier afin de s’assurer d’une concurrence la plus large possible. Cette nouvelle version sera publiée d’ici l’automne», précise Madeleine Von Holzen, responsable de la communication.

Le quotidien genevois a surtout relevé que l'ancien directeur des opérations de Genève Aéroport et le directeur de la société étaient très proches. Des liens que la direction de la plateforme connaissait, mais qui ne semblent pas lui avoir posé problème.

Le directeur des opérations est parti à la retraite fin 2017. Or, le nom de l'ancien cadre figure désormais en bonne place dans l'organigramme de la société chargée par Genève aéroport de contrôler le péril aviaire. Il est en effet directement rattaché au directeur général en tant que conseiller aux affaires aéroportuaires.

Pas employé, mais consultant

Sur Rhône FM, le patron de l'entreprise a affirmé que les liens d'amitié qui l'unissent à l'ex-cadre se sont noués durant leurs années de collaboration. Ils ne se connaissaient pas avant, a-t-il insisté, tout en se réservant la possibilité d'une action en justice.

Contacté par «20 minutes», il a indiqué que l'ancien directeur des opérations «n’occupe pas un poste en tant que tel au sein de notre entreprise, mais une fonction de conseil». Le patron insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un employé. Il souligne que la contribution de l'ex-cadre «concerne 207 aéroports clients sauf Genève Aéroport». Enfin, le directeur général de la société qui gère encore aujourd'hui le péril aviaire à Cointrin, relève qu'en 15 mois, il n'y a eu qu'une prestation rémunérée.