Genève

15 février 2019 07:00; Act: 14.02.2019 22:12 Print

La décharge de mâchefers à nouveau d'actualité

par Jérôme Faas - Gelé juste avant l'élection cantonale de 2018, le projet visant à trouver un lieu pour les résidus d'ordures incinérées a été réactivé.

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L'actuelle décharge de mâchefers de Châtillon, à Bernex, fermera en 2019. Le canton cherche un site de remplacement. (Photo: P. Abensur - TDG)

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La décharge de mâchefers refait surface. L'ex-conseiller d'Etat Luc Barthassat a eu beau geler le processus en avril 2018, entre les deux tours de l'élection cantonale, effrayé par une pétition munie de 12'000 paraphes, Genève n'a pas le choix: il doit trouver un lieu pour entreposer les solides issus de l’incinération des ordures ménagères, composés à 10% de métaux, dont un résidu polluant. Jacques Martelain, directeur du Service de géologie, sols et déchets, n'esquive pas. «Je pense que, de toute façon, il faudra une décharge.»

Le haut fonctionnaire confirme qu’un groupe de travail composé des communes et récemment élargi aux autorités françaises et à diverses associations auditionne des experts et planche sur la question. Il poursuit deux buts. Trouver des moyens de réduire le volume de mâchefers à stocker, en premier lieu. Mais aussi imaginer des solutions pour les raffiner, autrement dit les purger de leurs métaux lourds, afin de pouvoir les entreposer dans une décharge de type B, moins polluante que celle de type D initialement imaginée. «Nous regardons s'il existe une possibilité technique de reclasser le mâchefer», indique Jacques Martelain.

Les sites évoqués avant la suspension du projet sont toujours d'actualité. «Il y en a très exactement quatorze, pas un de plus», explique le scientifique. Les trois qui tenaient la corde en 2018, Collex-Bossy, Versoix et Satigny, sont toujours en pole-position pour accueillir la décharge. «Ils avaient été retenus sur la base d'une analyse multi-critères très poussée que l'on ne remet pas en cause.» Le choix définitif n'émergera cependant pas avant plusieurs mois. «En fin d’année, on aura une bonne tendance.»