Genève

18 novembre 2019 15:44; Act: 18.11.2019 16:48 Print

Sans «rancoeur», Luc Barthassat quitte le PDC

N'adhérant plus à la ligne empruntée par son parti qui virerait trop à gauche, l'ancien conseiller d'Etat a rendu sa démission.

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Luc Barthassat, 59 ans. (Photo: Keystone)

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A Genève, le Parti démocrate-chrétien (PDC) perd une figure. L'ancien conseiller d'Etat Luc Barthassat, 59 ans, a annoncé sa décision de quitter la formation politique, n'adhérant plus à la ligne empruntée par le parti.

Cette démission a été confirmée lundi par le PDC Genève. Dans un communiqué signé par le président du parti Vincent Maitre, il est indiqué que M. Barthassat a aussi souhaité «marquer sa distance avec la gestion de certaines affaires qui ont récemment ébranlé» les démocrates-chrétiens genevois.

La RTS, qui a révélé l'information, a interrogé M. Barthassat. Ce dernier reproche au PDC Genève de se positionner trop à gauche de l'échiquier politique. «Nous avons essayé de copier les écologistes avant les élections et un peu la gauche», a-t-il déclaré sur les ondes de la radio romande.

«Il n'est pas question de rancoeur ou de jalousie», a encore indiqué l'ancien magistrat. Luc Barthassat avait accédé au gouvernement genevois en 2013. Il a connu une grosse déconvenue, 5 ans plus tard, en ne parvenant pas à se faire réélire.

Pas de plan précis pour le futur

Avant d'être conseiller d'Etat, M. Barthassat, avait siégé pendant huit ans au Conseil national. Le PDC avait refusé de le faire figurer sur sa liste aux dernières élections fédérales.

Luc Barthassat a indiqué à Keystone-ATS n'avoir pour l'instant pas de plan précis pour le futur. «Je ne pars pas du PDC pour aller ailleurs», a-t-il fait savoir. S'il adhère à un parti, il faudra que ce dernier lui propose un défi à la hauteur. En aucun cas, l'ancien conseiller d'Etat ne voudra faire de la figuration.

M. Barthassat pourrait aussi envisager d'intégrer un groupement composé de petits entrepreneurs déçus par l'offre politique actuelle. Pour le moment, le projet en est au stade des discussions et le mouvement n'a pas encore été lancé. «Nous allons nous revoir bientôt», a fait savoir l'ancien conseiller national.

(nxp/ats)