Merck Serono

07 mai 2012 12:18; Act: 07.05.2012 18:18 Print

Schneider-Ammann à Genève

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann et le gouvernement genevois ont rencontré lundi la direction du groupe pharmaceutique Merck Serono à Genève.

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Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a expliqué qu'»il recherchait le dialogue avec la direction du groupe, car si une suppression de postes s'avère vraiment nécessaire, tous les efforts devront être déployés pour que cette décision soit mise en oeuvre de manière socialement supportable pour les personnes concernées», a précisé le DFE.

Le conseiller fédéral a aussi voulu «s'assurer, lors de cette rencontre, que les licenciements n'ont pas été prononcés en Suisse en raison du caractère libéral de la législation sur le marché du travail». Il a ajouté «qu'il n'aurait pas accepté une telle justification», selon le communiqué du DFE.

Du côté genevois, Pierre-François Unger, président du Conseil d'Etat, et le conseiller d'Etat François Longchamp ont pris part à cette rencontre organisée à l'initiative de M. Schneider-Ammann. La direction de l'entreprise était représentée par Karl-Ludwig Kley, patron du groupe allemand Merck, Stefan Oschmann, membre de la direction de Merck et patron de Merck Serono et par François Naef, président du conseil d'administration de Merck Serono.

Unia demande une table ronde

Le ministre de l'Economie a qualifié la fermeture de Merck Serono à Genève, annoncée le 24 avril, et les réductions d'effectif dans le canton de Vaud de «coup dur pour la région et pour l'ensemble de la place économique». Il a déclaré que «même si la Confédération ne pouvait s'immiscer dans les décisions des entreprises, il était difficile de devoir accepter le choix du groupe allemand».

Selon le DFE, la direction de Merck a assuré, lors de cet entretien, que Merck Serono allait continuer de produire en Suisse. Quelque 800 places de travail sont maintenues dans le canton de Vaud, selon la décision du groupe annoncée le 24 avril.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a souligné l'importance de la Suisse en tant que site de recherche, un élément clé de la compétitivité du pays, selon le communiqué du DFE.

De son côté, le syndicat Unia exige dans un communiqué diffusé lundi soir, que le ministre de l'économie s'implique clairement pour la défense de l'emploi dans l'industrie. Il l'invite à organiser de toute urgence une table ronde tripartite avec des représentants du siège allemand de Merck, ceux des gouvernements genevois et vaudois et les délégués du personnel et du syndicat.

Cette table ronde doit permettre d'ouvrir les négociations indispensables pour maintenir l'emploi dans le secteur de pointe qu'est la biotechnologie, a-t-il ajouté. Unia a envoyé une lettre à M. Schneider-Ammann et s'attend à une réponse prompte de sa part.

Vendredi, une assemblée du personnel de Merck Serono a réuni à Genève quelque 700 employés, sur les 1250 menacés soit de licenciement (500), soit d'un transfert à l'étranger (750). L'assemblée a décidé de créer des groupes de travail pour analyser les raisons de la fermeture du site, trouver des alternatives et améliorer le plan social. La prochaine assemblée est prévue jeudi.

(ats/ap)