Succession Mark Muller

07 mai 2012 16:03; Act: 07.05.2012 16:09 Print

Sept candidats pour un siège genevois

Sept candidats sont en lice pour occuper le siège laissé vacant au Conseil d'Etat par le libéral-radical Mark Muller.

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Le siège laissé vacant par Mark Muller au Conseil d'Etat genevois attise les convoitises. Sept personnes se lancent dans la course à l'élection complémentaire du 17 juin, a fait savoir lundi la chancellerie d'Etat, au terme du délai pour le dépôt des candidatures.

Trois prétendants semblent avoir les capacités de l'emporter au premier tour. Les deux grands favoris sont la socialiste Anne Emery-Torracinta et le maire PLR de la Ville de Genève Pierre Maudet. Le fondateur du Mouvement citoyens genevois (MCG) Eric Stauffer rêve secrètement de créer la surprise.

Aux côtés des trois poids lourds figurent deux outsiders. Ceux-ci pourraient influencer l'élection en grapillant des voix à gauche et à droite. Les Vert'libéraux fondent leurs espoirs sur Laurent Seydoux. Alexis Roussel, quant à lui, défendra les couleurs du Parti pirate genevois.

Les électeurs pourront aussi se tourner vers deux candidats plus exotiques. Si Paul Aymon, dit Paul Sierre, qui se présente aussi comme le Prophète, est un habitué des élections, Manuel Acevedo n'est pas connu du public. Cet homme de 34 ans est inscrit sur la liste «PME-Jobs.ch pour les PME par les entrepreneurs».

La gauche unie

Pour être élu au premier tour au Conseil d'Etat, le candidat arrivé en tête des suffrages devra réunir au moins un tiers des voix exprimées. Une condition qui semble dans les cordes de Mme Emery- Torracinta, qui dispose du soutien du reste de la gauche et des Verts. Un large appui dont ne bénéficie pas Pierre Maudet à droite.

Le magistrat PLR doit non seulement renoncer aux voix des Vert'libéraux, mais il doit aussi faire une croix sur une partie de celles de l'UDC. Le comité directeur de la formation blochérienne a en effet décidé de soutenir le MCG Eric Stauffer, forgeant une alliance des droites populistes inédite à Genève.

Au bout du lac Léman, la tenue d'un deuxième tour pour l'élection du gouvernement relève de l'exception, à cause de la règle de la majorité qualifiée. Les conditions du scrutin du 17 juin, avec trois blocs qui s'affrontent en lieu et place du traditionnel duel gauche- droite, rendent cependant ce cas plus probable.

Les listes qui ont été déposées lundi auprès du Service des votations et élections doivent encore être validées. Divers contrôles doivent être réalisés et des modifications peuvent intervenir d'ici jeudi, midi, à fait savoir la chancellerie d'Etat.

(ats/ap)