Dans les urnes

07 mars 2011 18:24; Act: 07.03.2011 18:27 Print

Un avocat compte autant qu’un forain

La profession des candidats, même originale, n’est pas déterminante pour le résultat du vote. A quelques jours du renouvellement des Conseils municipaux du canton de Genève, un expert livre son analyse.

Une faute?

Professeur de shiatsu, maître de réadaptation ou directeur d’un organisme de lutte contre le blanchiment d’argent. Certains candidats aux conseils municipaux du canton affichent des professions pour le moins singulières. Alors, avantage ou inconvénient au moment de se présenter devant les électeurs?

«Mon travail m’a fait beaucoup voyager. J’ai pu voir comment ça se passait ailleurs, c’est un plus», estime Laurent Jeanneret, un forain inscrit sur la liste MCG de Vernier qui a longtemps sillonné les routes suisses. Pour Bradley Stillwagon, gardien d’animaux à Laconnex, le contact qu’il entretient avec les clients de son chenil n’est pas un maillon essentiel de sa campagne. «Ça ne change rien, tout le monde se connaît dans un petit village.»

D’ailleurs, quel que soit le métier annoncé par les candidats, celui-ci n’est pas décisif pour l’élection, analyse René Knüsel, professeur en sciences sociales et politiques à l’Université de Lausanne. «On observe une tendance à surévaluer sa fonction ou à annoncer quelque chose qui ne correspond par à la réalité. Mais si la profession est un élément important dans la manière de se présenter, au moment du vote, il est moins discriminatoire que la connotation du nom de famille.»

«Je ne jetterai pas la pierre aux électeurs si je perds», rigole ainsi Nicolas Emmenegger, candidat à Jussy et lapidaire de métier.

(tpi)