Genève

13 octobre 2019 16:30; Act: 13.10.2019 19:02 Print

Un convoi sécurisé roulera à Genève dimanche soir

par Jérôme Faas - De l'acide picrique, explosif sous sa forme cristalline, a de nouveau été trouvé à l'université. Il sera acheminé à Epeisses pour y être détruit.

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Le convoi du 28 août, photographié en bordure de la plaine de Plainpalais. (Photo: leo / 20 Minutes)

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L'université ne cesse de retrouver de l'acide picrique dans ses entrailles. Cette matière, explosive sous sa forme cristalline, avait donné lieu à un premier convoi sécurisé le 28 août. Ce jour-là, 100 gr. de cet acide, retrouvés au Centre médical universitaire (CMU), avaient été acheminés dans un véhicule blindé encadré par les forces de l'ordre jusque dans une gravière de Bernex, où ils avaient été détruits. Un second convoi, identique au premier, sillonnera Genève ce dimanche 13 octobre entre 20h et 23h. A la suite d'un inventaire détaillé, l'alma mater a découvert dans ses locaux 791 gr. d'acide picrique supplémentaires.

Le parcours du convoi

L'opération ne représente aucun danger pour la population, précise la police. En revanche, elle perturbera la circulation car certains axes seront fermés durant le passage des véhicules sécurisés. C'est pour cette raison qu'il a été décidé de l'organiser un dimanche soir. Le convoi passera par la rue Lombard, le boulevard de la Tour, le boulevard des Philosophes, le rond-point de Plainpalais, l'avenue Henri-Dunant, le boulevard Carl-Vogt, la rue des Bains, le quai Ernest-Ansermet, le pont de Saint-Georges et la route de Chancy. Il s'achèvera à la place d'armes d'Epeisses.

«L'épisode est clos»

Selon Marco Cattaneo, porte-parole de l'université, l'épisode acide picrique est dorénavant clos. Pour rappel, le 22 août, 500 gr. avaient tout d'abord été retrouvés au Centre de déchets spéciaux des Cheneviers. Un inventaire du local de traitement des déchets spéciaux du CMU avait été diligenté. Le 28 août, 100 gr. supplémentaires y avaient été découverts. Or, cet acide picrique cristallisé n'aurait pas dû intégrer la chaîne de traitement des déchets spéciaux.

Neuf flacons trouvés

«Dès lors, nous avons d'une part procédé à la refonte de nos processus de sécurité et d'accès à ce local, expose Marco Cattaneo. Et d'autre part, nous avons lancé un inventaire, dans tous les laboratoires, de l'acide picrique en stock.» Cinq flacons ont été trouvés dans les bâtiments des sciences, pour un total de 635 gr. Et quatre flacons ont été débusqués au CMU, pour un total de 156 gr. «Ils ne correspondaient pas aux normes de conservation de cet acide, qui doit contenir au minimum 30% d'eau» pour éviter tout risque explosif. Ces récipients ont été réunis dans deux points de collecte: au CMU, d'où partira le convoi, et à Sciences II, où il se rendra en chemin.