Polar

23 mars 2011 19:00; Act: 23.03.2011 12:02 Print

Un flic genevois dans la violence des banlieues

par Irène Languin - Yves-Patrick Delachaux sort son troisième roman. L'ancien policier devenu écrivain plonge dans l'univers noir du nord de la couronne parisienne.

Une faute?

Une immersion dans le désarroi des cités du 9-3 et le malaise d'un commissariat de Seine-St-Denis. C’est la trame de «Grave Panique», troisième roman d’Yves-Patrick Delachaux, en librairie depuis le 10 mars.

L’ancien policier genevois, qui a troqué l'uniforme pour la plume, y promène son flic de quartier de Belleville à La Courneuve, sur fond de mafia chinoise et d'émeutes de banlieues. Et ouvre un oeil critique sur la condition de gardien de la paix dans l'un des départements les plus violents de France, où forces de l'ordre et jeunes révoltés ne se comprennent plus.

L'ouvrage s'inspire de la plongée du flic Delachaux en Seine-Saint-Denis après les émeutes de 2005. Envoyé en mission dans un commissariat de la couronne parisienne, Yves-Patrick est frappé par le manque de moyens mis à disposition des policiers français.

«Il y avait un pissoir pour 260 agents, des locaux et un matériel vétustes. Et pas un flic de plus de 30 ans: ils demandent à être réaffectés le plus vite possible.» Démunis, coincés dans un système où ils sont méprisés par leur hiérarchie, ces jeunes gendarmes jouent les gros bras sans prendre en compte l'humain, en face. Grave panique...