Genève

15 juin 2011 07:50; Act: 15.06.2011 08:30 Print

Un parti accusé de «xénophobie»

SOS Racisme dénonce l’utilisation par le PLR de clichés antiétrangers pour défendre un durcissement de la loi sur l’immigration.

Une faute?

Faire signer une «convention d’intégration» aux migrants: voilà la proposition choc lancée par des députés libéraux et radicaux du Grand Conseil. Ce contrat garantirait des droits aux étrangers, mais définirait également des devoirs auxquels ils seraient astreints, notamment l’apprentissage du français.

Car, selon la motion PLR, le manque d’intégration de certains nouveaux arrivants fait qu’ils sont surreprésentés parmi les chômeurs ou les délinquants.
Cette idée indigne Karl Grünberg, animateur auprès de SOS Racisme: «Ce contrat veut inscrire dans la loi les clichés liés aux migrants, et construits notamment par les affiches de l’UDC. C’est de la xénophobie.» Accusation que réfute Jacques Jeannerat, auteur de la motion. «Le texte est assez dur. Mais il a été rédigé ainsi pour que la substance du contrat reste après le débat.» Il a été renvoyé en commission vendredi dernier.

(tpi)