Genève

11 juillet 2013 17:02; Act: 11.07.2013 21:21 Print

Une agression nébuleuse intrigue Dialogai

par Jérôme Faas - La police a été appelée à la Perle du lac pour des faits à caractère potentiellement homophobe. Elle n'a pas trouvé de victime. Arrivée après les agents, une ambulance a pris en charge un individu.

storybild

La police a été appelée mercredi à 2 heures du matin dans le parc de la Perle du lac, haut-lieu des rencontres homosexuelles. (Photo: Keystone)

Une faute?

Une agression à caractère homophobe s'est-elle déroulée à la Perle du lac mercredi à 2 heures du matin? C'est en tout cas ce qu'un homme a rapporté par téléphone à la police. Une patrouille est dépêchée dans le parc, haut-lieu de la drague homosexuelle. Sur place, pas de victime, mais trois témoins. Ceux-ci déclarent qu'une quinzaine de jeunes s'en sont pris à un individu à coups de bâtons. Ont-ils vu la scène, la leur a-t-on racontée? Les forces de l'ordre ne parviennent pas à l'établir. Elles sillonnent alors le périmètre, sans trouver ni agressé, ni agresseurs.

Durant leurs recherches, les agents croisent une ambulance. Ses occupants déclarent avoir croisé des jeunes, sans plus de précision. Le véhicule poursuit sa route. Il n'aura pas fait le voyage pour rien. «Il est intervenu au 128, rue de Lausanne (soit le restaurant de la Perle du lac, ndlr) et a pris une personne en charge», indique la centrale 144.

Ce jeudi, Dialogai publiait un appel à témoins sur son site internet. L'association, à qui un journaliste de la «Tribune de Genève» a appris l'affaire, cherche à recueillir des témoignages et à entrer en contact avec l'éventuelle victime pour lui porter assistance.

Selon ce qui a été rapporté à Michael Housermann, de Dialogai, l'agressé n'aurait pas porté plainte car il séjournait illégalement en Suisse. En l'état, tout comme la police, l'homme est incapable d'établir la véracité des faits qui lui ont été relatés. «D'une manière générale, commente-t-il, nous n'apprenons qu'une partie de ces affaires. Et la moitié des victimes ne s'adressent pas à la police, soit parce qu'elle sont gênées, soit parce que, souvent, leurs plaintes sont classées.»