Pâquis» (GE)

10 novembre 2010 17:47; Act: 10.11.2010 17:52 Print

Une association veut un moratoire sur les bars

A Genève, «Bien vivre aux Pâquis» demande un moratoire sur l'ouverture de nouveaux établissements publics dans le quartier.

Une faute?

Au-delà, le collectif s'inquiète des changements d'affectation des commerces et des logements ainsi que de la spéculation immobilière.

«Nous faisons face à une explosion des établissements de nuit», a indiqué mercredi devant les médias Pierre Fuchs, de l'association des habitants des Pâquis Survap, membre du collectif «Bien vivre aux Pâquis» créé en mars dernier. Depuis le début de l'année, l'association a relevé quinze nouvelles autorisations dans la «Feuille d'avis officielle» (FAO).

En parallèle, les autorités ne se donnent pas les moyens de contrôler l'activité générée par cette augmentation de l'offre nocturne, comme le bruit, la circulation et le trafic de drogue, a-t- il dénoncé. Et de préciser que seul un îlotier est affecté au quartier, et la police municipale termine son service à minuit.

Déposée en 2007, une pétition demandant le respect des règlements des établissements publics a été sans effet. Devant ce laxisme, une nouvelle pétition a été lancée. Elle demande la mise en place rapide d'un moratoire pour arrêter l'ouverture de nouveaux café- restaurants, bars et dancings dans le quartier ainsi que le rétablissement de la clause du besoin.

Loi violée

Le collectif s'insurge aussi contre la pression sur les logements, la spéculation immobilière et les feux verts donné aux surélévations d'immeubles sans examen de tous les aspects de la qualité de vie. «Le Département des constructions manque clairement de personnel pour faire son travail, à savoir appliquer la loi», a fait savoir Guy Valance, de la Survap.

Un constat partagé par l'Association genevoise de défense des locataires (ASLOCA), qui suit également les projets de près. «Le conseiller d'Etat Mark Muller viole la loi relative aux surélévations d'immeubles en connaissance de cause. Il ne respecte pas ce qui a été mis au point ensemble», a relevé Christian Grobet, vice-président de l'ASLOCA.

(ats)