Genève

29 octobre 2014 17:21; Act: 29.10.2014 17:21 Print

Une brasserie populaire à La Perle du Lac

par Julien Culet/dra - Jugé trop cher par le Municipal, le chantier du restaurant, qui appartient à la Ville de Genève, a été retoqué mardi soir. Le Conseil administratif va revoir sa copie.

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Les coûts pour retaper le chalet qui abrite le restaurant a été jugé exorbitant par le Municipal. (Photo: La Perle du Lac)

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Rejetée mardi soir à l'unanimité moins six abstentions par le Conseil municipal, le projet de réfection du restaurant genevois de La Perle du Lac n'est pas abandonné pour autant. «Le bâtiment est dans un état déplorable. La rénovation ne peut pas attendre», réagit le conseiller administratif Rémy Pagani (Ensemble à Gauche), qui portait le projet avec Sandrine Salerno (PS). Pour gérer l'établissement des bords du Léman, le magistrat prend dorénavant comme exemple la buvette des Bains des Pâquis. «Je vais lancer au plus vite un appel à projet auprès d’associations pour faire du restaurant de la Perle du Lac une brasserie populaire, comme l’a demandé une majorité du Conseil municipal.» Le restaurant gastronomique n'est donc plus à l'ordre du jour.

Mardi soir, l'ensemble des partis s'étaient opposés au projet présenté, devisé à 7,8 millions de francs. Un coût pointé du doigt par les Municipaux. «Le prix était aberrant: la rénovation aurait coûté autant que l'achat d'un hôtel particulier, explique Adrien Genecand, chef du groupe PLR. Aujourd'hui nous n'avons plus les sous pour réaliser toutes les contraintes patrimoniales.» La question du montant du nouveau crédit interviendra ultérieurement. «Dès lors qu'un projet associatif sera retenu, nous établirons ensemble un programme de transformation du bâtiment», indique Rémy Pagani.

L'ambition du repreneur français de maintenir des tarifs équivalents à ceux pratiqués aujourd'hui était remise en cause. «Le loyer va tripler à cause de la réfection, je ne vois pas comment il aurait pu faire. Il y aurait forcément eu une hausse des prix des plats», estime Maria Perez. Pour l'élue d'Ensemble à Gauche, le Conseil administratif doit désormais revoir sa copie. «Nous voulons qu'il revienne avec un projet plus humble, accessible pour la plupart des Genevois.»