Genève

02 juillet 2014 07:00; Act: 01.07.2014 17:55 Print

Une contractuelle limogée va toucher le jackpot

par Didier Tischler Taillard - Licenciée à tort selon le Tribunal fédéral (TF), une contrôleuse du stationnement pourrait encaisser près d’un demi-million de francs.

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La contractuelle genevoise veut retrouver son poste. (Photo: Keystone/Salvatore di Nolfi)

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Engagée comme pervenche par la Fondation des parkings en juillet 2009, L.Z. a été licenciée fin 2011. Les causes de son départ: absentéisme répété et prêt à un tiers de son abonnement de parking personnel. Ce licenciement qui aurait pu n’être qu’une formalité va se transformer en coûteux cauchemar pour l’employeur. Ce dernier n’aurait quasiment respecté aucune des procédures en vigueur.

Après de nombreuses défaites en justice et un ultime recours auprès du Tribunal fédéral (TF), celui-ci déboutait définitivement le 24 avril dernier la Fondation des parkings. L’ex-contractuelle, défendue par l’avocat Christian Dandrès, pourrait toucher, selon nos sources, près de 500’000 fr. pour ses mois de salaires impayés, licenciement abusif, tort moral et autres indemnités de départ.

Directeur de la Fondation, Jean-Yves Goumaz admet «une affaire pas très agréable» sans souhaiter évoquer l’aspect financier du contentieux. Pour expliquer ce couac, il précise que «le TF n’a pas reconnu nos statuts d’entité publique autonome mais s’est basé sur ceux des fonctionnaires de l’Etat». De fait, L.Z. n’est plus licenciée et devrait être réintégrée.

Ce qui ne sera sans doute pas le cas. Contrairement au souhait de l’agente qui n’a pas retrouvé de travail, la Fondation des parkings désire s’en séparer définitivement. Elle lui aurait ainsi proposé une compensation financière, comprise dans le demi-million en jeu. Les deux parties négocient.