Genève

15 février 2019 17:13; Act: 15.02.2019 17:32 Print

Sang et vaisselle brisée au repas de la Saint-Valentin

par David Ramseyer - Une altercation dans la cuisine d'un restaurant a fait deux blessés, jeudi soir. La police a dû intervenir. L'origine de l'incident reste indéterminée.

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C'est dans ce restaurant chinois, près de la gare Cornavin, qu'une bagarre a éclaté en cuisine, durant le service du soir de la Saint-Valentin. (Photo: dra)

Une faute?

Bougies, ambiance feutrée et regards langoureux: c'est l’atmosphère classique d'une soirée de la Saint-Valentin. Hurlements, assiettes fracassées et hémoglobine: c'est l'atmosphère (très) électrique dans laquelle a plongé une clientèle médusée, lors de la soirée des amoureux, jeudi, dans un restaurant chinois près de la gare Cornavin. «Une histoire de fou», résume Linda*.

Personnel «paniqué»

Installés à leur table, cette femme et son compagnon racontent que peu après 20h, «ça a soudain commencé à gueuler en cuisine». Gilles*, un autre client venu lui aussi célébrer la Saint-Valentin dans l'établissement, imagine qu'il s'agissait «d'injures, en chinois». La cacophonie s'est ensuite amplifiée. Les personnes présentes témoignent de «gros bruits d'assiettes qui s'écrasent par terre».

Linda décrit alors des scènes surréalistes: «Un monsieur gisait par terre dans la cuisine, un autre est sorti en courant pour prendre des serviettes et les a ramenées dans la pièce», et un troisième employé avait «du sang plein les chaussures. Le personnel, qui n'a donné aucune explication aux convives, était en panique totale». Pour sa part, Gilles, évoque un «blessé et du sang dans la cuisine».

Deux arrestations

Le Ministère public confirme l'altercation, au cours de laquelle deux individus ont été atteints dans leur intégrité physique. «Leur pronostic vital n'a pas été engagé», précise le Parquet. Ce dernier fait état de deux arrestations. Selon nos informations, les personnes interpellées seraient celles qui ont été blessées.

L'origine de la rixe reste indéterminée. La direction et les employés du restaurant n'ont pas voulu s'exprimer, alors que le Ministère public n'a pas souhaité donner de plus amples détails sur cette affaire. «Nous n’avons pas commandé et, effrayés, nous sommes partis, conclut Gilles. L’envie de manger nous avait passé...»

*Prénom d'emprunt