Genève

21 mai 2019 17:01; Act: 21.05.2019 17:50 Print

Vendre sa villa devient plus avantageux

Afin d'accélérer l'urbanisation, l'Etat veut rendre plus profitable la cession de maisons individuelles situées en zone de développement.

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L'Etat veut inciter les propriétaires de villas en zone de développement à vendre leurs biens. (Photo: iStock)

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Afin d'accélérer la construction d'immeubles d'habitation, le canton de Genève veut favoriser la vente de villas en zone de développement. Il modifie ses pratiques administratives relatives à la détermination des prix pour que les propriétaires soient mieux rémunérés.

Conformément aux dispositions fédérales, Genève ne peut urbaniser son territoire que vers l'intérieur, sur des zones déjà bâties, a rappelé mardi devant les médias le conseiller d'Etat Antonio Hodgers, en charge du Département du territoire. Le plan directeur cantonal 2030 prévoit que 11% de la zone villas du canton est ou sera déclassée en zone de développement afin d'être densifiée.

Or l'Etat contrôle le loyer et le prix de vente des appartements construits en zone de développement au travers des plans financiers des promoteurs, ce qui a un impact sur la détermination du prix du terrain. Ce contrôle vise à limiter la spéculation et à garantir que les appartements mis sur le marché répondent aux besoins de la population.

Afin d'inciter financièrement les propriétaires de villas en zone de développement à vendre, le canton apporte deux modifications. La première est une valorisation du prix du terrain en fonction de la densité de la construction future. Le montant fixe actuellement autorisé de 1'000 francs/m2 pourra augmenter jusqu'à 1238 francs pour un indice d'utilisation du sol de 1,8.

Vente avec plus-value

Seconde nouveauté: les propriétaires pourront vendre directement le terrain et la villa avec une plus-value de 32% au maximum. Actuellement, un propriétaire qui veut réaliser une plus-value doit échanger son terrain contre un maximum de trois appartements en propriété par étage dans la future construction, avant de pouvoir les revendre avec une marge de 50% au maximum.

«Dans les faits, cette pratique est peu utilisée, car les gens vont habiter ailleurs pendant le laps de temps entre la destruction de leur villa et la livraison des appartements», a relevé Antonio Hodgers. Cette solution est aussi peu avantageuse fiscalement: le propriétaire est taxé sur la vente du terrain lors de la remise des appartements, puis une seconde fois lors de leur revente.

La nouvelle pratique permettra au propriétaire de n'être imposé qu'au moment de la vente, en fonction de la durée de possession du bien. «Cette situation peut très clairement être plus favorable pour les propriétaires», a souligné la grande argentière Nathalie Fontanet. Il reviendra au propriétaire de négocier directement avec le promoteur, et la plus-value ne pourra pas être répercutée sur les loyers.

(ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Oui le 21.05.2019 18:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    mais

    C est bien de construire dans tous les sens, mais il faudrait maintenant penser à diminuer le prix des loyers et des ventes en PPE pour que la classe moyenne puisse aussi profiter de ces logements. Il aurait aussi fallu penser aux infrastructures qui ne suivent plus depuis belle lurette.

  • Dame Nature le 21.05.2019 18:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Réfléchir avant de procréer

    Limiter l'immigration pour commencer? C'est magnifique de voir des villas en ville de Genève! Pourquoi tout détruire!? Il faut limiter la propagation de la population.

  • Robert le 21.05.2019 18:12 Report dénoncer ce commentaire

    Dégage !

    Hodgers, je n'aime pas ta façon de me voler mon bien dans mon propre canton. Pour y loger des gens de très très loin. Ce n'est pas correct.

Les derniers commentaires

  • Jules Macaroni le 23.05.2019 23:37 Report dénoncer ce commentaire

    Des prix contrôlés sans limite de temps svp !!!

    Et ça ne choque personne les zones de développement dont le prix de revente est limité pendant 10 ans seulement... ensuite jackpot pour les heureux élus de la classe moyenne qui ont pu obtenir ces logements qui rejoindront le marché libre pour la plus grande joie des milieux immobiliers. Et l'on doit sans cesse recréer des zones de développement. Mais bon sang ! Que l'état contrôle le prix de ces biens sans limite ! Ceux qui veulent y habiter ne doivent pas pouvoir y faire un profit au terme des 10 ans. S'ils veulent partir qu'ils laissent la place à une autre famille aux mêmes conditions!

  • Peter le 23.05.2019 06:35 Report dénoncer ce commentaire

    Triste ville

    Le vert bétonneur! Hodger résume à lui seul ce que devient un vert au pouvoir. L'idéal de gauche conduit à créer des blocs de béton pour caser toute la population de la terre. Bye bye les zones de verdure des villas, place au «  eco quartier » qui n'ont d'ecolo que le nom !

  • lolo022 le 22.05.2019 11:32 Report dénoncer ce commentaire

    C'était mieux avant

    Une foi la vente effectuée : On rase tout, plus un arbre à l'horizon, on lisse le terrain, on érige un cube de béton, on clôture avec un gros potail métallique....les SUV sont bien allignés devant chaque maison...fini le chant des oiseaux, moi, ça me rend triste

  • Nong le 22.05.2019 07:06 Report dénoncer ce commentaire

    On se fout de nous

    Je me pose la question... les politiciens qui décident et proposent ce genre d'ânerie... ont-ils tous déjà vendu leurs villa?????

    • Liberland le 22.05.2019 14:42 Report dénoncer ce commentaire

      Gentrification de la classe moyenne

      C est global et moins violent qu ailleurs ou les gouvernement de gauche ont du intervenir, enfin un peu de social, trop de gens locaux dans la rue ou ne pouvant plus payer leurs biens, les lois ont changés pas partout, a louer, logement belle vue avant sur le jet d eau, maintenant vue sur les open space allumés toute la nuit décalage horaire oblige

  • Jean-Maurice le 22.05.2019 06:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Nul

    Quel que soit le prix, jamais je ne vendrai ma belle villa pour qu'elle soit rasée au profit d'un vilain bloc sans âme, même si on me donne trois appartements en échange. Quelle est la prochaine étape ? Interdiction de transmettre la maison aux enfants ? L'état va passer en premier et raser ? Vaudrait mieux améliorer la mobilité pour permettre d'habiter un peu plus loin sans faire 2 heures de bouchons pour venir bosser.