Genève

05 janvier 2016 14:04; Act: 05.01.2016 14:53 Print

Warluzel a tiré pour dire «Foutez-moi la paix!»

Après les révélations lundi de la détention du célèbre avocat pour «tentative de meurtre», on en sait un peu plus sur les circonstances du coup de feu tiré.

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L'homme de loi avait été victime d'un AVC en 2013. (photo: Capture d'écran RTS)

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C'est sur une Française âgée de 45 ans que Dominique Warluzel a tiré samedi dans sa suite médicalisée de la Réserve, nous apprend la «Tribune de Genève» ce mardi. D'origine nord-africaine, la dame travaille à son service depuis que le célèbre avocat a été victime d'un accident cardio-vasculaire début 2013 qui l'a laissé hémiplégique. L'objet du litige? L'homme de droit aurait voulu que l'aide soignante soit payée à la journée alors qu'elle réclamait d'être rémunérée à l'heure.

Une différence de 2600 francs que Dominique Warluzel lui aurait immédiatement fait verser, sitôt le coup de feu tiré, croit savoir le quotidien genevois. Me Nicholas Antenen, avocat de Warluzel, nuance pourtant: «Ce serait réducteur de ramener cette affaire à un conflit d'argent».

Détention prolongée

L'avocat genevois se dit «envahi par le regret». Il expliquerait son geste comme un coup de semonce mais dont le coup serait parti tout seul, selon «La Tribune de Genève». La détention de l'avocat a été prolongée de trois mois à cause du risque de fuite, de collusion et de récidive. L'ancien associé de l'homme et ami, Me Marc Bonnant, ainsi que le bâtonnier Pascal Maurer et Me Nicholas Antenen, assureront la défense de l'avocat genevois. L'audience de confrontation entre l'aide-soignante et Dominique Warluzel aura lieu dès le 11 janvier.

Pour Me Bonnant, il n'y a eu aucune volonté d'homicide, «c'était une manière pour Dominique de dire: Foutez-moi la paix! face au «problème de trop».

(mm/nxp)