Genève

23 juillet 2019 12:42; Act: 23.07.2019 12:42 Print

L'État va abattre quelques chevreuils trop voraces

par Jérôme Faas - Dans le Mandement, la population de cervidés est trop importante et nuit aux cultures. Elle va être régulée.

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Les chevreuils du Mandement, trop nombreux, s'attaquent aux cultures. (Photo: Keystone / AP / Patrick Pleul)

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Bis repetita. Comme l'an passé, le Conseil d'État a autorisé les tirs de régulation du chevreuil dans le Mandement, et ce jusqu'au 31 janvier 2020. Autrement dit, il s'agit d'éliminer les bêtes surnuméraires qui endommagent les cultures viticoles et fruitières de la région, dont elles sont friandes. L'an passé, les agents de l’Office cantonal de l'agriculture et de la nature (seuls habilités à agir vu l'interdiction de la chasse à Genève) avaient pour objectif de tuer 25 animaux sur un cheptel estimé entre 180 et 200 têtes. Cette année, le nombre de chevreuils à abattre n'a pas encore été arrêté. «Nous en parlerons après les vendanges avec la sous-commission de la faune», indique Alain Rauss. Le chef du secteur des gardes de l'environnement estime cependant qu'il ne sera pas nécessaire de tuer plus de cervidés qu'en 2018.

Ces tirs de régulation surviennent pour la quatrième année consécutive. Est-ce à dire que l'État peine à arriver à ses fins? «Pas du tout, explique Alain Rauss. Nous agissons un peu comme avec l'herbe qui pousse: on coupe ce qui dépasse. Nous cherchons, comme avec les sangliers, à maintenir la taille du cheptel en adéquation avec ce que la nature peut offrir. Le but, c'est que les chevreuils y trouvent de quoi se nourrir et puissent se passer de la production agricole.»

Les bêtes abattues finiront dans l'assiette des Genevois. «Elles suivent la même filière que les sangliers, explique Alain Rauss. Elles sont vendues à la Boucherie du Palais, qui reprend toutes les carcasses après avoir remporté un appel à candidatures en la matière.»