Cannibalisme

15 décembre 2008 14:18; Act: 15.12.2008 14:36 Print

«Les Blancs, c'est très salé»

Un photographe italien a rencontré des indigènes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, experts en matière culinaire et cannibalistique. En résumé, les Japonais et surtout les femmes sont au top ten des régals de certaines tribus…

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Comme au football, les couleurs signalent l'appartenance à une tribu déterminée. Chaque guerrier se maquille avec de la poudre extraite de plantes, de l'eau et bien sûr un bon pinceau.(© Iago Corazza) Le body painting des indigènes de Papouasie-Nouvelle-Guinée vaut vraiment le détour: un véritable délire de couleurs et des motifs vraiment très originaux! (© Iago Corazza) La tribu autrefois féroce des Omo Bugamo portent un élégant pagne orné de coquillages. Pour le chef, une belle plume rouge dans le dos. Tous déguisées en squelettes, ils savent magnent habilement les armes.(© Iago Corazza) Le Masalai incarne les mauvais esprits chez les Omo Bugamo. Son costume quasi carnavalesque est réalisé à l'aide de fibres de plantes et de chevelures humaines... (© Iago Corazza) Cette tribu apprécie particulièrement les couvre-chefs de mousse et d'herbe, le regard est soutenu grâce à un trait de peinture blanche bien marqué et d'autant plus efficace. (© Iago Corazza) Une tribu présente fièrement ses décorations: ici au centre, un chapeau monumental réalisé à l'aide de paille et des plumes d'un oiseau très rare... (© Iago Corazza) Apaisement pour quelques instants: les femmes du Lus Meri échangent des regards satisfaits: les danses et les chants ont eu beucoup de succès, auprès des autres tribus et les jolis colliers ont été admirés.... (© Iago Corazza) Humeur pacifiste ou guerrière? Difficile à dire, sous cet épaix maquillage d'ocre et de crème, complété par des ornements picturaux parfaitement naturels: à en rêver la nuit! (© Iago Corazza) Voici un masque traditionnel dominé par la couleur rouge particulièrement réussi, les yeux sont mis en valeur au moyen d'un motif dont Superman lui-même pourrait être jaloux! (© Iago Corazza) Loin des rumeurs et ne participant jamais aux danses animées, les veuves sont supposées se tenir à l'écart, le regard dans le vide. (© Iago Corazza) Iago Corazza: «Les derniers papoux, Art et Culture des indigènes de Nouvelle Guinée», 285 pages, 400 photos couleur; Edition White Star, CHF 65.30 Version en allemand.

Une faute?

Le photographe italien Iago Corazza s’est baladé non sans risques avec sa caméra en Papouasie Nouvelle-Guinée parmi certaines tribus qui pratiquaient encore le cannibalisme il y a peu.

L’anthropologue allemande Olga Amman, qui l’a accompagné, le confirme, parmi les Anciens de la tribu, le souvenir de la viande humaine reste bien vivant: «Les Blancs, c’est sauvage et salé», affirme un expert de la tribu en question. Mais les Japonais, c’était plus délicat, quant aux femmes, elles étaient carrément délicieuses.

Pour les cannibales, la tradition du cannibalisme n’est bien entendu pas seulement culinaire, il s’agit en fait de s’approprier les forces et pouvoirs de la victime tout en empêchant son retour éventuel comme revenant ou esprit mauvais.
Ainsi, il apparaît comme essentiel de réduire en soupe fine la cervelle de l’ennemi…
Les cannibales Endo découpent également le corps en plusieurs morceaux à cuire selon les prescriptions du rituel.
Le cannibalisme du même nom provoque malheureusement d’autres désastres: propagation de maladies telles que la virulente maladie de Kuru, ou encore celle de Creutzfeldt-Jakob qui conduit à une mort rapide, en moins de douze mois.

Le cannibalisme est interdit depuis plus de cinquante ans en Papouasie-Nouvelle-Guinée, mais réapparaît de cas en cas. Les tribus règlent également leurs problèmes de manière nettement moins sanglante qu’auparavant et les ennemis ne sont donc plus réduits pour ainsi dire en purée. Afin de permettre un rapprochement amical et adoucir les mœurs, une grande fête est organisée chaque année à Mont Hagen.
Naturellement, des concours y sont organisés: qui portera le plus beau costume ou le body painting le plus épatant, qui dansera et surtout qui chantera le mieux.
Divertissement assuré et garanti sans risque…


drh/pim