Royaume-Uni

24 janvier 2020 22:26; Act: 25.01.2020 09:12 Print

Elle vole avec le passeport de son bébé, sans le savoir

Une trentenaire qui avait pris par mégarde le passeport de son fils au lieu du sien a pu embarquer sans problème à Luton. C'est en arrivant à Berlin que la situation s'est compliquée.

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En partance pour un séjour à Berlin, Lenesha Riley a glissé un passeport dans son sac, sans vérifier qu'il s'agissait bien du sien. Une fois arrivée à l'aéroport de Luton (Londres), la Britannique de 33 ans a passé les contrôles de sécurité sans encombre. Elle a ensuite pu embarquer comme si de rien n'était à bord d'un avion Easyjet à destination de la capitale allemande.

Ce n'est qu'en passant un nouveau contrôle de sécurité à l'aéroport de Berlin que Lenesha s'est rendu compte qu'il y avait un petit souci: elle était partie avec le passeport de son fils âgé d'un an. Mal prise, la Britannique n'a eu d'autre choix que de demander à sa cousine de la rejoindre en Allemagne avec son passeport, afin qu'elle puisse rentrer chez elle.

«Sécurité pas compromise»

«C'est effrayant de penser que je suis passée à travers les contrôles. Il s'agit franchement d'une brèche dans la sécurité», s'insurge la trentenaire dans «The Independent». Son séjour gâché, la Britannique a pensé à se faire envoyer son passeport via un service de courrier direct, mais l'opération lui aurait coûté 1000 livres (1270 francs). Elle a tout de même dû débourser 186 livres (240 francs) pour les vols de sa cousine, venue à sa rescousse à Berlin.

«À aucun moment la sécurité de l'aéroport n'a été compromise, car tous les passagers et leurs bagages doivent subir des contrôles (...). Les compagnies aériennes vérifient généralement le passeport d'un passager avant de monter à bord d'un avion. Nous travaillons avec Easyjet pour comprendre ce qui s'est passé à cette occasion», a réagi un porte-parole de l'aéroport de Luton. À noter que le personnel des aéroports n'est pas tenu par la loi de vérifier les passeports des passagers. Il doit seulement s'assurer que les voyageurs ont une carte d'embarquement valide avant d'entrer dans la zone de contrôle de sécurité.

De son côté, Easyjet estime que la confusion aurait dû être détectée lors du dernier contrôle à la porte d'embarquement. La compagnie assure travailler «en étroite collaboration avec tous nos aéroports et partenaires pour assurer la sûreté et la sécurité de tous les passagers et du personnel.»

(joc)