États-Unis

25 février 2020 21:25; Act: 25.02.2020 21:25 Print

Il rampe pendant 10 heures pour échapper à la mort

Un jeune homme qui courait sur un sentier reculé s'est cassé la jambe en glissant sur une plaque de glace, vendredi. N'ayant pas de réseau, il a vécu un calvaire interminable avant d'être secouru.

Sur ce sujet
Une faute?

Au chaud dans son lit d'hôpital à Seattle (Washington), Joseph Oldendorf sait qu'il revient de très loin. «C'est un gars chanceux. Vu mon expérience, je ne m'attendais pas à ce qu'on le retrouve», confirme Jerry Rule, un pompier ayant participé aux opérations de recherche.

Il était près de 18h vendredi sur une piste de trail de l'immense forêt nationale Olympique quand le coureur s'est cassé une jambe en glissant sur une plaque de glace. Dans la zone reculée où Joseph se trouvait, le réseau ne passait pas et le malheureux n'avait donc aucun moyen d'alerter les secours. «J'avais l'impression d'être dans un rêve étrange», raconte le miraculé à ABC 13.

L'Américain s'est rapidement rendu à l'évidence: sa seule chance de s'en sortir était de ramper en direction de la civilisation. Le calvaire de Joseph a duré une éternité: après sept heures d'effort, ses genoux étaient dans un état alarmant, mais il a enfin retrouvé du réseau. Il était minuit et demi vendredi soir quand le coureur a réussi à joindre les urgences. Mais son cauchemar était loin d'être terminé.

«Mes genoux étaient à vif»

Craignant de mourir s'il restait sur place à attendre, Joseph a continué de ramper. «Ma cheville était dans un tel état que je devais ramper à plat ventre pour qu'elle ne sorte pas de son axe. J'ai donc dû avancer à quatre pattes sur un sentier rocailleux, enneigé, poussiéreux et humide. Après un certain temps, mes genoux étaient tout simplement à vif», témoigne-t-il.

Pour se donner du courage, Joseph n'a cessé de penser à ses proches. «Je ne voulais pas que ma famille apprenne que j'étais mort dans la nature. Cela aurait été insupportable», confie le coureur. C'est finalement aux alentours de 4h30 du matin que les secouristes ont retrouvé le malheureux, qui venait de passer 10 heures à ramper pour survivre. Joseph, qui ne compte pas renoncer à son hobby, assure que cette histoire lui a appris à respecter encore davantage la nature.

(joc)