États-Unis

11 décembre 2019 21:01; Act: 12.12.2019 10:19 Print

Le palais de justice était son terrain de jeu sexuel

Menaces, extorsion, avances sexuelles, plan à trois avec sa secrétaire et un ex-pasteur: la liste des griefs retenus contre une juge du Kentucky est longue comme le bras.

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La carrière de Dawn Gentry bat sérieusement de l'aile. Au centre d'un scandale sexuel, la juge est accusée de neuf griefs par la commission sur la conduite judiciaire de l'État du Kentucky. Celle-ci doit décider si des mesures disciplinaires s’imposent. La liste des charges pesant contre la magistrate est longue comme le bras, écrit le «Cincinnati Enquirer».

Dawn Gentry est accusée de favoritisme en échange de sexe et d'argent. Une avocate affirme notamment que la républicaine lui a fait des avances déplacées et qu'elle lui a demandé de séduire son ex-mari. La juge lui aurait par ailleurs proposé un plan à trois avec Stephen Penrose, ancien pasteur et guitariste dans son groupe de musique. Dawn Gentry est également soupçonnée d'avoir offert sur un plateau un emploi à la cour à ce même Stephen Penrose, alors qu'il n'a aucune expérience dans le milieu.

La magistrate est également accusée d'avoir viré un avocat parce qu'il refusait de donner de l'argent pour sa campagne de réélection en 2018. Elle aurait aussi poussé vers la sortie une autre employée qui ne «soutenait pas suffisamment» sa campagne. Elle a ensuite remplacé cette personne par le fameux Stephen Penrose, «parce qu'elle avait des relations sexuelles avec lui, et non pas parce qu'il le méritait», estime la commission. Et ce n'est pas tout: Dawn Gentry aurait aussi participé à un plan à trois avec sa secrétaire et Penrose, pendant les heures de bureau, et dans une salle d'audience.

La juge aurait en outre consommé de l'alcool sur son lieu de travail, menacé des subalternes, violé la confidentialité pendant des procédures légales et falsifié des plannings. Si Dawn Gentry est reconnue coupable de toutes ces griefs, elle pourrait être suspendue, perdre son travail de juge, voire le droit d'exercer. La principale intéressée nie une grande partie des faits qui lui sont reprochés.

(joc)