Royaume-Uni

05 février 2019 19:36; Act: 05.02.2019 19:36 Print

Le geste d'une inconnue l'a laissée sans voix

Un petit garçon gravement malade a perdu son précieux ours en peluche, vendredi dernier. La solidarité des internautes a fait des merveilles.

Une faute?

La magie des réseaux sociaux a permis à un petit Britannique atteint d'une tumeur au cerveau en phase terminale de retrouver le sourire. Atticus, 4 ans, ne quitte jamais son nounours prénommé Boeuf, qui le soutient fidèlement depuis le début de son traitement. Autant dire que quand l'enfant a égaré son fameux ours en peluche, la panique s'est emparée de la famille toute entière. Vendredi dernier, après un rendez-vous dans un hôpital de Londres, Atticus et ses parents ont pris un taxi en direction du quartier de Waterloo, où ils se sont rendus dans une boutique de souvenirs avant d'aller manger des sushis. C'est lors de cette sortie que Boeuf a disparu de la circulation.

«D'abord, nous avons raconté à Atticus que nous avions laissé son ours à Londres et qu'il y vivait une aventure. Il était effondré et pleurait en le réclamant le soir. Mais nous avions un nouveau Boeuf de rechange, que nous lui avons donné en remplacement», raconte sa maman Emily au Huffington Post. Comme il fallait s'y attendre, Atticus n'a pas reconnu son compagnon et n'a rien voulu savoir. En désespoir de cause, la Britannique a lancé un appel sur les réseaux sociaux. Il faut dire que pour elle aussi, Boeuf représente bien plus qu'un simple ours en peluche. «D'une certaine manière, je pense que mon mari et moi étions encore plus touchés que notre fils, parce que nous pensions pouvoir prendre soin de Boeuf après le départ d'Atticus», confie-t-elle.

Une internaute passe des coups de fil

L'histoire du petit garçon et de son ours égaré a ému des dizaines de milliers d'internautes, qui ont largement partagé l'appel et remué ciel et terre pour aider l'enfant. De parfaits inconnus ont proposé à Emily d'acheter un ours de remplacement, d'autres étaient prêts à recréer Boeuf à partir d'une photo ou encore à envoyer un cadeau spécial à Atticus pour le consoler.



La solution est finalement venue d'une internaute prénommée Sharon, qui a décidé de mener sa petite enquête en appelant plusieurs boutiques de souvenirs de Waterloo. Après trois ou quatre appels infructueux, la bonne samaritaine a tapé dans le mille: «Le personnel lui a confirmé avoir retrouvé un ours brun avec un bandage sur la patte», raconte Emily. Le jour-même, Sharon a contacté le papa d'Atticus via Facebook, et l'enfant a pu renouer avec son précieux compagnon.

Sa maman, elle, n'en revient pas de l'élan de solidarité dont sa famille a bénéficié. «Je sais que les réseaux sociaux peuvent être un outil très puissant, mais honnêtement, j'ai été impressionnée par le soutien que nous avons reçu», confie la Britannique. Très émue, elle conclut: «Que tout un réseau d'inconnus ait pris notre demande à coeur et ait passé un temps précieux à nous aider, c'est bouleversant.»

(joc)