France

12 février 2011 10:04; Act: 12.02.2011 10:17 Print

Les femmes de ménage en tenue sexy dérangent

Femme de ménage en tenue sexy ou en soubrette: une entreprise propose sur internet ce type de services à domicile.

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Profil requis pour les candidates: être «souriantes, sérieuses, au physique agréable». (Photo: dr)

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L'initiative de l'entreprise sensualcleanservice est jugée «scandaleuse» par plusieurs élus français, qui dénoncent une forme de «proxénétisme».

Après Montpellier, Lille et Paris, on peut désormais réserver à Lyon, sur le site «sensualcleanservice», une jeune femme de ménage en tenue «soubrette» ou «lingerie», pour un tarif allant de 75 à 150 euros l'heure.

«On peut comparer cette activité à du spectacle», a expliqué le fondateur du site, Johann Blazy, 29 ans, assurant prendre «toutes les mesures» pour garantir la «sécurité» des jeunes filles embauchées «en CDI».

«Scandaleux, consternant, sexiste», s'insurge la maire communiste de Vénissieux, Michèle Picard, qui dénonce une «insulte à l'image de la femme» et une «forme d'exploitation de l'humain, qui rappelle étrangement celui de la prostitution».

«Vous réveillez d'outre-tombe des fantasmes de soubrettes asservies, aux relents nauséabonds voire pornographiques», poursuit l'élue dans un communiqué. Pour Mme Picard, en faisant appel à des «étudiantes» ou des «femmes sans emploi», «il ose exploiter la misère féminine et se livre à du proxénétisme».

Enregistré comme entreprise de nettoyage

Sensual Clean Service est régulièrement enregistré depuis le 18 décembre, mais sous le nom de «s.c service», une «entreprise de nettoyage». Profil requis pour les candidates: être «souriantes, sérieuses, au physique agréable», selon les offres d'emplois publiées sur divers sites.

«Je reçois trois à quatre demandes par jour» pour chaque ville, explique Johann Blazy qui assure que les quatre candidates recrutées à ce jour «trouvent ça fun». Les «conditions» de vente stipulent toutefois «qu'il est strictement interdit de toucher» les «lady clean» et d'utiliser un «appareil d'enregistrement vidéo». Des garanties jugées insuffisantes pour Mme Picard selon laquelle «ces jeunes femmes se retrouvent avec un homme qui peut avoir un comportement violent ou déviant».

Peu de renseignements sur la qualité des prestations

«La personne qui a des idées mal placées n'a pas besoin d'appeler mon entreprise pour ça, il y a tout un tas d'annonces sur internet de particulières non déclarées», rétorque Johann Blazy, qui se défend que l'on puisse assimiler son activité à une forme de proxénétisme.

Au-delà du profil avantageux de ces femmes d'intérieur occasionnelles, peu de renseignements ont en revanche filtré sur la qualité de leurs prestations. Gageons que certains messieurs ne se montreront pas trop regardants, du moins pour les éventuelles poussières laissées en supension dans les airs.

(ats)