Chine

05 novembre 2019 09:00; Act: 05.11.2019 09:04 Print

Mordu par un serpent, il s'ampute l'index pour rien

Persuadé que sa mort était imminente après une morsure de vipère, un fermier s'est coupé le doigt pour éviter la propagation du venin. Son acte de bravoure n'était pas nécessaire.

storybild

Le malheureux s'est séparé de son index alors que sa vie n'était pas vraiment en danger. (Photo: AsiaWire)

Sur ce sujet
Une faute?

Un fermier de 60 ans était à l'oeuvre dans le village de Shangyu (est) quand il a été mordu à l'index droit par un serpent. En regardant l'animal, l'homme nommé Zhang a réalisé qu'il s'agissait d'un Deinag­kis­tro­don acutus, une espèce de vipère dont il pensait que la morsure pouvait provoquer un décès instantané. Dans l'espoir de s'éviter une mort atroce, le sexagénaire n'a pas hésité une seconde à s'amputer le doigt, espérant empêcher le venin de se propager.

Après avoir roulé environ 80 kilomètres, le fermier est arrivé à l'hôpital de Hangzhou. «J'ai coupé mon doigt pour sauver ma vie», a expliqué Zhang au personnel médical. Or, comme l'a expliqué le chef du département dermatologie de l'hôpital de Hangzhou, l'acte courageux du sexagénaire n'était absolument pas nécessaire.

«J'ai même vu des gens se brûler»

Il est en effet déjà arrivé au docteur Yuan Chengda d'avoir affaire à des patients s'étant eux-mêmes amputés après une morsure de serpent. «J'ai même vu des gens se brûler pour contrer le venin de serpent. Quand ils arrivent, leurs membres sont souvent nécrosés», a-t-il indiqué au «South China Morning Post». Dans la majorité des cas cependant, tant qu'un traitement est administré dans les six heures suivant l'attaque d'un Deinag­kis­tro­don acutus, les victimes s'en sortent sans encombre.

Non seulement Zhang n'était pas en danger de mort imminente, mais les médecins auraient pu lui rendre son index. Le problème, c'est que le sexagénaire ne l'avait pas emporté avec lui.

(joc)