Insolite à Lyon

15 février 2011 13:30; Act: 15.02.2011 15:29 Print

Une pince oubliée lui perce son ventre

Une Lyonnaise s'est rendue compte au bout de six mois qu'une pince chirurgicale avait été oubliée dans son ventre.

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Une pince chirurgicale avait été oubliée dans son ventre depuis six mois. (Photo: Keystone)

Une faute?

Une Lyonnaise de 31 ans, qui se plaignait de douleurs abdominales après une opération, s'est rendue compte au bout de six mois qu'une pince chirurgicale avait été oubliée dans son ventre, jusqu'à ce que la pointe de l'objet transperce douloureusement son nombril vendredi soir.

Après deux grossesses, Anne décide de subir une abdominoplastie, une opération consistant à retendre le ventre. Mais pendant six mois, elle se plaint de douleurs au ventre, que son médecin attribue aux «suites opératoires».

Une tête en inox qui sort du nombril

Mais vendredi soir, à la suite d'une «bonne crise de toux j'ai eu l'impression qu'on me déchirait le ventre et j'ai découvert une tête en inox qui sort de mon nombril», a raconté à la presse la jeune femme blonde, encore sous le choc.

Elle croit d'abord à une «agrafe» oubliée mais les photos prises par son mari laissent penser que «c'est une tête de pince chirurgicale».

«A force d'insistance», elle obtiendra finalement de son chirurgien qu'il procède lundi après-midi à une opération pour retirer la pince et envisage, selon son avocat, de porter plainte.

Indifférence face à la souffrance

«Ce qui l'a le plus profondément heurtée, c'est l'indifférence avec laquelle sa souffrance a été traitée», a expliqué Me Jean Sannier, selon lequel «elle attendait un peu de compassion».

«Elle estime que ce médecin a des comptes à rendre et entend le poursuivre au pénal, mais si le comportement venait à être modifié il est pas certain qu'elle reste sur ce positionnement», a-t-il dit, ajoutant: «Il n'y a pas eu d'excuse, d'explication ou d'humanité pour dire je partage votre inquiétude».

(afp)

Les commentaires les plus populaires

  • Pffff le 16.02.2011 02:10 Report dénoncer ce commentaire

    L'évolution du stress?

    C'est ou maintenant on en parle plus qu'avant ou alors y a un sérieux soucis de l'évolution des oublies et bavures. Je comprends que l'erreur est humaine mais vu le nombre de cas qu'on entend (qui reste encore heureux, peu nombreux) ça devient presque inquiété. L'humain est-il tellement sous pression qu'il en commet des erreurs?

  • etienne2000 le 15.02.2011 16:18 Report dénoncer ce commentaire

    ils oublient tout

    bientot on oubliras tout le paquet d'anestesiant dans le vendre du patient ou encore la boite d'isotope radioactif. Bien sur personne n'est a l'abrit d'un oubli mais de la a ignorer la patiente c'est fort.

  • Hippocrate-hypocrite le 15.02.2011 23:13 Report dénoncer ce commentaire

    Qui aime bien châtie bien !

    Bien des médecins n'écoutent pas leurs patients. Si un patient se plaint et que le médecin ne trouve rien par les moyens de prospection habituels, le patient est considéré la plupart du temps comme un affabulateur voire quelqu'un qu'il faut envoyer de suite chez le psychiatre. De plus, par définition, le patient ne sait rien, il n'a pas fait d'études... Seul le médecin sait, il en a fait des tonnes d'études. Mais ce n'est pas lui qui a mal... Ce n'est qu'un portefeuille avec des pattes !

Les derniers commentaires

  • Anouchkaya le 16.02.2011 10:01 Report dénoncer ce commentaire

    Quel amalgame !!

    Sans minimiser la responsabilité "humaine" de ce chirurgien qui aurait mieux fait de présenter ses excuses et de faire intervenir son assurance responsabilité civile (qui, en tout cas en Suisse, coûte une véritable fortune au chirurgien...), je pense que les statistiques du nombre d'erreurs médicales commises par rapport au nombre effectif de ces interventions nous surprendrait par leur faible taux. Vous mélangez absolument tout, comme d'habitude! Tous les noirs sont des fainéants, tous les Africains du Nord sont des voleurs, tous les médecins sont riches et charlatans !!!

  • C.Paduboulo le 16.02.2011 08:02 Report dénoncer ce commentaire

    Courte vue et petits cerveaux

    Jeter un plasticien en pâture afin qu'il serve d'exutoire à la jalousie et aux frustrations d'une populasse crédule, revient à accuser le carrossier d'être responsable de la défaillance du véhicule. En outre c'est insulter une majorité de professionnels intègres. Gageons que tous ces détracteurs insolents redeviendront tout caqueux en face de leur médecin lorsquils seront vraiment malades et pas seulement préoccupés par leur tour de taille.

  • Pffff le 16.02.2011 02:10 Report dénoncer ce commentaire

    L'évolution du stress?

    C'est ou maintenant on en parle plus qu'avant ou alors y a un sérieux soucis de l'évolution des oublies et bavures. Je comprends que l'erreur est humaine mais vu le nombre de cas qu'on entend (qui reste encore heureux, peu nombreux) ça devient presque inquiété. L'humain est-il tellement sous pression qu'il en commet des erreurs?

  • Hippocrate-hypocrite le 15.02.2011 23:13 Report dénoncer ce commentaire

    Qui aime bien châtie bien !

    Bien des médecins n'écoutent pas leurs patients. Si un patient se plaint et que le médecin ne trouve rien par les moyens de prospection habituels, le patient est considéré la plupart du temps comme un affabulateur voire quelqu'un qu'il faut envoyer de suite chez le psychiatre. De plus, par définition, le patient ne sait rien, il n'a pas fait d'études... Seul le médecin sait, il en a fait des tonnes d'études. Mais ce n'est pas lui qui a mal... Ce n'est qu'un portefeuille avec des pattes !

    • Pfffff le 16.02.2011 02:06 Report dénoncer ce commentaire

      Moué

      Je veux bien comprendre qu'ils ont marre des gens qui vont au urgence pour un petit rhume ou mal de tête, mais cependant je l'ai vécu via mon père l'indifférence des médecins à plusieurs reprises. C'est bien dommage et rageant, cependant c'est la société qui veut ça.

  • Morgarten le 15.02.2011 19:27 Report dénoncer ce commentaire

    En Suisse aussi !

    Bigre : Il a donc fallu que cette dame "insiste" pour que ce guignol condescende à récupérer sa pince ?.Mais on vit ce même genre de calvaire en Suisse, qu'il s'agisse des HUG, CHUV ou EMS où, de plus en plus hélàs, les souffrances et la dignité humaine sont gravement bafouées par certains personnels hospitaliers.Au nom de la sacro-sainte formule "le risque zéro n'existe pas", les coupables s'en tirent avec une admonestation assortie d'un sursis. Subventionnés par nos impôts et payés par nos assurances. C'est criminel et immoral.