Le mari n'était pas le bon

08 mars 2011 14:18; Act: 08.03.2011 14:29 Print

Veuve choquée après un échange de corps

Une femme âgée, fraîchement veuve, a eu la désagréable surprise de découvrir une autre personne que son mari dans le cercueil sur lequel elle venait se recueillir.

Une faute?

Une septuagénaire du Lot-et-Garonne, en France, dont le mari était mort jeudi dernier a reçu un nouveau choc samedi lorsque le corps de son mari a été interverti avec celui d'un autre défunt dans une maison funéraire de Nérac, a-t-elle raconté mardi à l'AFP.

L'affaire, révélée par la Dépêche du Midi, débute samedi matin, lorsque Jacqueline Cervellin, 72 ans, se rend pour de derniers préparatifs d'obsèques à la chambre funéraire où repose depuis le jeudi soir le corps de son mari Victor, décédé à l'hôpital le même jour, à 81 ans.

Or l'employé a interverti deux corps en les sortant le matin des cases réfrigérées où ils ont passé la nuit, et Mme Cervellin se trouve devant un inconnu, mais qu'elle croit alors être son mari qui aurait subi un traitement l'ayant défiguré.

Excuses présentées

«Affreusement terrorisée» par ce qu'elle voit, et se demandant «ce qu'on a fait» à son mari, elle rentre chez elle «en vitesse» pour raconter la scène à sa famille. Tous retournent à la chambre funéraire, où une autre famille vient d'être victime du même choc, avant que le personnel ne rende à chacun son défunt.

L'entrepreneur de pompes funèbres a appelé lundi Mme Cervellin pour lui faire part de ses excuses, et il a indiqué à l'AFP avoir sanctionné l'employé. Il s'est également engagé auprès de la famille à ne pas lui facturer ses prestations, qu'elle ne voulait de toute façon pas payer.

La direction a observé qu'il y avait peu de risques que la méprise n'ait pas été découverte, estimant «ça n'arrive jamais que les familles ne viennent pas au départ du corps».

Mais trois jours après, Mme Cervellin n'est toujours pas en état de se rendre à ces arguments: «Je ne vois plus le visage de mon mari, je vois le visage de ce monsieur», sanglote-t-elle encore, évoquant la sépulture de l'une de ses filles morte à 18 ans: «Si on n'avait pas récupéré le corps, qui est-ce qu'on aurait mis à côté d'elle dans la tombe»?

(afp)