France

19 octobre 2019 00:22; Act: 19.10.2019 00:22 Print

À Rouen, les restrictions pour l'agriculture levées

Les produits agricoles peuvent être à nouveau commercialisés, un mois après l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen.

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Le sinistre est survenu dans un entrepôt de cette usine Lubrizol produisant des lubrifiants pour automobile, le 26 septembre 2019. (Photo: Keystone)

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Le ministère français de l'agriculture a annoncé vendredi la levée des dernières restrictions de commercialisation de produits agricoles, mises en place après l'incendie de l'usine chimique de Lubrizol à Rouen. Une «surveillance rapprochée» des produits est maintenue.

Ces dernières restrictions concernaient le miel, les oeufs, les poissons d'élevage ainsi que les produits végétaux. Le ministère avait déjà levé lundi les mesures de restriction pour le lait et les produits laitiers.

L'agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation (ANSES) a analysé 502 denrées alimentaires prélevées après l'incendie de l'usine chimique Lubrizol à Rouen. Son avis «confirme que les résultats de ces 502 prélèvements sont conformes dans leur forme consommée», a souligné le ministère.

Les résultats d'analyse disponibles mettent toutefois en évidence «des concentrations en plomb supérieures aux teneurs maximales réglementaires» pour «quatre échantillons de légumes» non lavés et non épluchés sur 35, selon un communiqué de l'ANSES.

Dioxines, furane et PCB

Pour trois autres polluants, les dioxines, les furanes et les PCB, l'agence sanitaire précise avoir retrouvé des concentrations «inférieures aux teneurs maximales réglementaires», mais «significativement supérieures à celles des plans de surveillance et de contrôle» dans certaines productions d'oeufs, de maïs et d'aliments pour bétail (ensilage, herbe, foin, luzerne, maïs...).

«Des concentrations en plomb mesurées dans les aliments pour animaux herbe/foin/luzerne dépassent également la valeur des plans de surveillance et de contrôle», a ajouté l'ANSES.

Les experts de l'agence recommandent «la mise en place d'un plan de surveillance adapté» sur la durée des oeufs et du lait, car «une accumulation dans ces denrées de certains contaminants liés aux retombées n'est pas à exclure, du fait de l'ingestion par les animaux de terre et/ou d'aliments potentiellement contaminés».

(nxp/ats)