Italie

27 juin 2019 21:39; Act: 27.06.2019 21:43 Print

«Ça me casse les c*****es!», hurle Salvini

Le ministre italien de l'Intérieur n'a pas mâché ses mots à l'encontre de ses partenaires européens, après qu'un bateau de migrants a tenté de forcer le blocus italien.

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Matteo Salvini a marqué son mécontentement, à sa manière. Le bouillant ministre italien de l'Intérieur s'est montré très virulent, dans une vidéo publiée mercredi sur sa page Facebook, après qu'un bateau de migrants, le Sea-Watch, a forcé le blocus italien au large de l'île de Lampedusa. «Personne ne débarquera en Italie, à moins qu'Amsterdam, Berlin, ou Bruxelles prennent en charge ces personnes», a martelé le dirigeant de la Ligue (extrême droite).

Il s'est montré particulièrement critique à l'égard de ses partenaires européens: «Ça me casse les couilles! Ça me casse les couilles que l'Italie soit traitée par les organismes internationaux et certains pays européens comme un pays de seconde zone. Basta! Basta!». Le ministre italien s'oppose fermement à tout débarquement des migrants, à moins qu'ils ne soient immédiatement transférés aux Pays-Bas, pays dont le navire bat pavillon, ou en Allemagne, pays de l'ONG Sea-Watch. Cette dernière est «hors-la-loi», selon Matteo Salvini, qui l'accuse de séquestrer 42 migrants depuis deux semaines.

La situation restait tendue jeudi. Le blocus a certes été forcé mais le bateau restait à l'arrêt. «Nous avons attendu une nuit, nous ne pouvons pas attendre plus. On ne peut pas jouer avec le désespoir de personnes dans le besoin», indiquait jeudi, l'ONG impliquée. À Bruxelles, le commissaire européen chargé des Migrations, Dimitris Avramopoulos, a affirmé que plusieurs pays européens étaient prêts à participer à une répartition de ces migrants, mais qu'une solution ne serait possible «qu'une fois les personnes débarquées».

(20 minutes/afp)