Témoignage

11 mars 2011 14:44; Act: 11.03.2011 19:02 Print

«Au début c'était marrant, jusqu'au moment où...»

Robin, 26 ans, travaille à Tokyo. Il raconte ce qu'il a vécu du 12e étage d'un immeuble commercial lorsque la Terre a commencé à trembler.

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«Il n'y avait pas vraiment de panique dans mon bureau au commencement de la secousse. Vous savez ici les gens sont habitués, initialement, on en riait même.»
Robin, un Suisse de 26 ans, nous confie comment il a vécu le séisme depuis le Japon, où des centaines de morts ont déjà été dénombrés.

«Merci les normes strictes»

«Au début, c'était marrant. On était au 12e étage d'une tour, alors je peux vous dire que ça swinguait bien..., poursuit-il. Quand on a vu que cela durait, qu'il n'y avait plus de courant et que les chaises de bureau roulaient toutes seules, nos sourires ont très vite disparu. On s'est demandé quand les murs allaient commencer à s'effriter et si tout allait s'écrouler. Même mes collègues japonais n'avaient jamais senti ça. A ce moment là, on remercie les normes sismiques super strictes!»

«Le chaos dans les rues»

Tandis que l'électricité et les lignes téléphoniques étaient pour la plupart interrompues, les japonais tentaient par tous les moyens de prendre des nouvelles de la situation. «Les réseaux sociaux comme Twitter étaient pris d'assaut par les utilisateurs de téléphones portables. J'ai même un collègue qui a continué à travailler sur son ordinateur portable.»

Ne sachant que faire, Robin et ses collègues ont attendu des instructions officielles. «Nous avons joué aux cartes jusqu'à ce qu'on nous annonce par hauts-parleurs que les gens habitant à moins de 10 kilomètres pouvaient rentrer chez eux. Par chance j'avais mon vélo, parce que je peux vous dire que dans les rues, les liaisons ferroviaire étant interrompues, il y avait un trafic énorme, c'était le vrai chaos! Il y avait des gens partout, certains avec des bandages. J'ai vu des files d'attente pour les cabines téléphoniques car les réseaux mobiles étaient saturés. C'était très impressionnant.»

(frb/san)