Israël

11 mai 2015 14:37; Act: 11.05.2015 15:33 Print

«C'est difficile d'être Sara Netanyahu»

La femme de Netanyahu a balayé dimanche les accusations de mauvais traitements portées contre elle par un ex-employé.

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Sara Netanyahu doit répondre d'accusations de mauvais traitements envers un majordome de la résidence, Meni Naftali.

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La femme du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Sara, a rejeté en bloc les accusations de mauvais traitements portées contre elle par un ancien employé de la résidence du chef de gouvernement, ont rapporté lundi des médias locaux.

La campagne de M. Netanyahu lors des législatives de mars avait déjà été en partie éclipsée par les soupçons alimentés par la presse et ses adversaires politiques, accusant sa femme d'avoir empoché l'argent de la consigne des bouteilles vides de la résidence de Jérusalem. «C'est difficile d'être Sara Netanyahu avec ce qu'ils nous font», a-t-elle dit lors de l'audience préliminaire de dimanche, en soulignant que son «sang est versé publiquement», selon des propos rapportés par les journaux locaux.

Sara Netanyahu doit répondre d'accusations de mauvais traitements envers un majordome de la résidence, Meni Naftali. Ce dernier réclame 650'000 shekels (150'000 euros) de dommages et intérêts au bureau du Premier ministre et aux Netanyahu. Il a dénoncé dans la presse ces conditions de travail pendant près de deux années, entre 2011 et 2012, évoquant l'attitude «méprisante» et les «dérapages verbaux non contrôlés» de Mme Netanyahu.

Une campagne orchestrée?

Une fois, a-t-il affirmé au site internet Ynet, elle l'avait rabroué à trois heures du matin pour avoir acheté du lait qui n'était pas dans une brique en carton. Selon ses dires, ses heures supplémentaires n'étaient pas payées et le bureau du Premier ministre est revenu sur sa promesse de lui donner un travail permanent. Mme Netanyahu l'a en retour accusé dimanche d'avoir frappé des amis de son fils en visite à la résidence, a rapporté un quotidien.

Le couple Netanyahu a dénoncé les accusations comme faisant partie d'une campagne médiatique de dénigrement, orchestrée selon des commentateurs par Arnon Moses, à la tête d'un empire de presse comprenant le populaire site d'information Ynet et le quotidien Yediot Aharonot, qui s'est fermement opposé à la reconduction de M. Netanyahu à la tête du gouvernement.

Un rapport du contrôleur général des comptes avait dénoncé en février des dépenses excessives dans la gestion par le Premier ministre de résidences publiques et privées.

(afp)