France

07 décembre 2018 11:21; Act: 07.12.2018 17:29 Print

«Des éléments radicaux vont tenter de se mobiliser»

Le ministre de l'Intérieur a justifié vendredi le dispositif sécuritaire prévu pour la manifestation des gilets jaunes de samedi.

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«Tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont à nouveau tenter de se mobiliser» samedi lors du quatrième week-end de mobilisation des «gilets jaunes», a déclaré vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, justifiant un dispositif sécuritaire «de grande envergure».

Les autorités n'attendent «que quelques milliers de personnes (à Paris) mais dans ces personnes il y a des gens ultraviolents», a ajouté le ministre, déplorant que «ces trois dernières semaines (de mobilisation) ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs».

Dépôt de plainte

Le ministre de l'Intérieur a également annoncé vendredi qu'il allait déposer plainte contre le député Nicolas Dupont-Aignan pour ses propos accusant les «petits casseurs de M. Castaner» d'avoir saccagé l'Arc de Triomphe samedi dernier à Paris lors de la manifestation des «gilets jaunes».

«Pour l'honneur de ces femmes et de ces hommes (des forces de l'ordre, NDLR), j'ai décidé de porter plainte contre M. Nicolas Dupont-Aignan qui, sans vergogne, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, a osé affirmer, je le cite, que c'étaient les petits casseurs de M. Castaner qui avaient saccagé l'Arc de Triomphe. On verra si ce monsieur ose nous opposer son statut parlementaire. Il ajouterait alors la honte à l'indignité», a déclaré Christophe Castaner.

«Violences urbaines»

Le ministre de l'Intérieur a défendu les interpellations jeudi de 151 personnes près d'un lycée de Mantes-la-Jolie assurant qu'elles intervenaient après de «véritables violences urbaines» dans cette commune des Yvelines.

Les images montrant des dizaines de jeunes, mains entravées ou sur la tête, «sont dures (...) mais je crois qu'il faut les replacer dans un contexte», a déclaré vendredi Christophe Castaner, assurant notamment que des dizaines de bouteilles de gaz avaient été jetées «robinet ouvert sur des barricades enflammées» juste avant ces interpellations qui ont créé la polémique.

Le ministre a précisé que 145 de ces gardes à vue avaient été prolongées, illustrant la «gravité de ce qu'il s'est passé» tout en se félicitant qu'aucun jeune n'ait été blessé lors de cette interpellation de masse qui a créé la polémique.

(nxp/afp)