France

20 septembre 2019 17:27; Act: 20.09.2019 17:27 Print

«Gilets jaunes»: crainte de violences à Paris

Les autorités françaises ont annoncé le déploiement d'un dispositif sécuritaire important samedi dans la capitale, alors que les «gilets jaunes» se mobilisent encore.

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Marche climat: Greenpeace et Youth For Climate appellent samedi à quitter la manifestation parisienne à cause des violences. (21 septembre 2019) Paris a appelé les manifestants à se «désolidariser» des black bloc qui se sont infiltrés dans le cortège de la manifestation pour le climat. (21 septembre 2019) Samedi sous haute tension à Paris. (21 septembre 2019) Une banque a notamment été dégradée ce samedi 21 septembre à Paris. L'acte 44 des manifestants français s'est soldé par 18 arrestations et une saisie d'armes artisanales dans le nord-ouest du pays. (Nantes, 14 septembre 2019) Près de six mille «gilets jaunes», selon le ministère de l'Intérieur, ont défilé en France samedi lors de l'acte 33, qui marque un nouveau recul de la mobilisation. (Samedi 29 juin 2019) Réunis ce week-end en Saône-et-Loire, quelque 600 «gilets jaunes» de toute la France se retrouvaient pour évoquer la suite du mouvement avant les vacances d'été. (Samedi 29 juin 2019) Selon le ministère de l'Intérieur,«gilets jaunes» étaient quelque 7000 manifestants sur l'ensemble du territoire - contre 10'300 la semaine dernière. (Samedi 15 juin 2019) Quelque 12'500 «gilets jaunes» ont manifesté samedi en France, ce qui marque la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement il y a plus de six mois. (Samedi 25 mai 2019) Un noyau dur de «gilets jaunes» continuait samedi à défiler dans toute la France, lors de l'acte 28 du mouvement. À Amiens, ville natale d'Emmanuel Macron, entre 1200 et 2000 personnes ont manifesté. (Samedi 25 mai 2019) Le président français dévoile lundi soir ses réponses au grand débat et à la crise des «gilets jaunes». (15 avril 2019) La tension est montée samedi à Toulouse dès le début de la manifestation de milliers de «gilets jaunes». Moins d'une heure après le début du cortège, les manifestants se sont heurtés à des barrages policiers sur la grande avenue point de départ du rassemblement. (13 aVRIL 2019) Ces rassemblements, à Toulouse, Marseille, Grenoble ou Lille sont les premiers à se dérouler sous le coup de la loi anticasseurs, particulièrement ciblée par les manifestants. (13 avril 2019) Toulouse est samedi la «capitale» d'un acte 22 des gilets jaunes sous le coup de la loi anticasseurs. (13 avril 2019) Le Premier ministre français doit remettre lundi les conclusions du Grand débat national initié par la crise des Gilets jaunes. (8 avril 2019) Trois jours après un premier oral marathon, Emmanuel Macron retourne sur la scène du grand débat face à 600 maires d'Occitanie rassemblés à Souillac, cité paisible du Lot qui tente de renaître loin des grandes villes. (Vendredi 18 janvier 2019) Les autorités redoutent un regain de mobilisation dans les manifestations des «gilets jaunes» samedi. (12 janvier 2019) Les «gilets jaunes» se sont rassemblé devant le Palais des Nations, sans bloquer la circulation. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. En colère, ils brandissent des pancartes compréhensibles dans toutes les langues aux pieds de la Genève internationale: S.O.S, HELP, S.O.S. Les «gilets jaunes» se sont rassemblé devant le Palais des Nations, sans bloquer la circulation. A 12h10, la police leur demande de quitter les lieux. Les «gilets jaunes» se sont rassemblé devant le Palais des Nations, sans bloquer la circulation. A 12h10, la police leur demande de quitter les lieux.

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La nouvelle mobilisation des «gilets jaunes» coïncide avec les Journées du patrimoine et la marche pour le climat. Le ministère de l'Intérieur et la préfecture de police craignent un retour des violences dans les rues de la capitale, épargnées par les débordements depuis le 16 mars, et le saccage de magasins sur la prestigieuse avenue des Champs-Elysées.

Le préfet de police, Didier Lallement, a annoncé vendredi que 7500 membres des forces de l'ordre seraient déployés samedi à Paris, avec des canons à eau et des véhicules blindés de la gendarmerie.

Face à des gens qui «manifestement veulent prendre des revanches» et annoncent qu'ils ne «lâcheront rien», «je réponds nous serons là », a prévenu le préfet, au cours d'un point de presse.

«Nous serons en nombre suffisant (...) et très en capacité d'arrêter des initiatives à visées destructrices», a-t-il promis.

Le mouvement, virulent et inédit, des «gilets jaunes», qui proteste depuis des mois contre la politique sociale et fiscale du gouvernement, a fait descendre dans la rue des centaines de milliers de Français depuis la mi-novembre 2018.

Les manifestations, qui ont parfois dégénéré en violents affrontements et en scènes d'émeutes, ont ranimé les polémiques sur le maintien de l'ordre, alimentées par les images de manifestants blessés - près de 2.500, parfois grièvement (24 éborgnés et cinq ayant eu la main arrachée selon le journaliste indépendant David Dufresne, un spécialiste de la question).

De son côté, le ministère de l'Intérieur évoque quelque 1.800 blessés au sein des forces de l'ordre.

Si depuis le printemps, les cortèges se sont dépeuplés, les appels se multiplient sur les réseaux sociaux à «marcher contre le système» à Paris.

Les «gilets jaunes» espèrent un nouveau souffle, au nom de la «convergence des luttes». Pour Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement, blessé à l'oeil en janvier, «ce sera une manifestation révélatrice car beaucoup de gens vont monter à Paris».

Plusieurs institutions et musées ont renoncé à ouvrir samedi à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, comme les musées du Petit Palais et du Grand Palais.

L'Arc de triomphe, endommagé au cours d'une précédente mobilisation en décembre 2018, sera inaccessible. Ce sera aussi le cas de l'Hôtel Rothalin-Charolais, le siège du ministère chargé des Relations avec le Parlement, dont la porte avait été défoncée en janvier par des manifestants.

(nxp/afp)