Réactions

05 décembre 2013 23:28; Act: 06.12.2013 09:49 Print

«Il a été et restera un exemple pour l'humanité»

Les hommages ne se sont pas fait attendre, après l'annonce de la mort de Nelson Mandela.

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16.12 Ayanda Mbatyothi, sosie de Nelson Mandela, souhaite continuer à faire vivre les valeurs de l'icône sud-africaine. 09.12 Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a décidé de renoncer à sa participation aux funérailles de Nelson Mandela à cause du coût du voyage. 08.12 Les Sud-Africains se sont réunis dimanche pour prier et chanter en mémoire de Nelson Mandela, à l'occasion du premier jour d'une semaine de deuil officiel. 07.12 Le conseiller national UDC Christoph Blocher estime que Nelson Mandela est «surestimé». 07.12 Unis dans leur hommage, les Sud-Africains communiaient samedi pour célébrer la mémoire de Nelson Mandela. 07.12 La foule a afflué à Johannesburg pour laisser un mot sur le livre d'or du Mémorial Nelson Mandela. 07.12 La presse mondiale a relayé les différents hommages à l'ancien président sud-africain, décédé jeudi soir. 06.12 Pour le joueur de tennis Roger Federer, dont la mère est Sud-Africaine, Nelson Mandela avait une «personnalité incroyable». «Il a cru en quelque chose et a dû payer le prix fort pour cela», a-t-il dit dans une interview accordée à «Blick». «C'était quelqu'un que l'on pouvait regarder avec admiration», a conclu le sportif. Le joueur de basket Thabo Shefolosha, dont le père est originaire d'Afrique du Sud, a estimé que Nelson Mandela était «un modèle pour tous». «Son décès me touche beaucoup, car il a fait beaucoup pour l'Afrique du Sud», a-t-il ajouté. Jean Ziegler a tenu à rendre hommage à «un grand conciliateur à la personnalité impressionnante». Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a été l'un des premiers à réagir: «La mort de Nelson Mandela nous concerne tous. Elle nous touche tous, car il a été et restera un exemple pour l'humanité. Un exemple de la force, de la liberté, du pardon et de la réconciliation.» «L'Afrique du Sud, le continent africain et le monde entier perdent une personnalité exceptionnelle», écrit le président de la Confédération, Ueli Maurer. La reine Elizabeth II s'est dite vendredi «profondément attristée» par la mort de Nelson Mandela, saluant son action «sans relâche» pour une «Afrique du Sud pacifiée». Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, a rendu un hommage appuyé à Nelson Mandela, premier président noir de l'Afrique du Sud, mort jeudi à Johannesburg, saluant un homme «courageux, profondément bon». «Une grande lumière s'est éteinte dans le monde», a écrit le Premier ministre britannique David Cameron sur son compte Twitter. «Nelson Mandela était un héros de notre temps. J'ai demandé que le drapeau soit mis en berne au No 10» de Downing Street, a-t-il précisé. «Avec Nelson Mandela disparaît le père de l'Afrique du Sud, le pilier du combat pour la liberté reconquise et pour la réconciliation», a déclaré le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, dans un communiqué. «Je salue le géant charismatique qui s'en va», a-t-il ajouté. Nelson Mandela a été «l'incarnation de la nation sud-africaine, le ciment de son unité et la fierté de toute l'Afrique», déclare le président de la République française, François Hollande. Le patron de la FIFA, le Valaisan Joseph Blatter, a exprimé son «profond chagrin». «Nous devons nous inspirer de sa sagesse, de sa détermination et de son engagement pour nous efforcer de rendre le monde meilleur», a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. L'ancien président américain Bill Clinton a salué en Nelson Mandela le «champion de la dignité humaine et de la liberté». «L'histoire se souviendra de Mandela comme d'un champion pour la dignité humaine et la liberté, pour la paix et la réconciliation», a déclaré M. Clinton dans un communiqué, ajoutant: «Nous vivons tous dans un monde meilleur à cause de la vie que Madiba a vécue». Mandela «nous a appris à vivre ensemble», a déclaré un autre héros de la lutte anti-apartheid et Prix Nobel de la paix, l'archevêque Desmond Tutu. Le dalaï-lama (ici avec Nelson Mandela en 1996) dit avoir perdu un «ami cher». La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a déploré jeudi le décès de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, dont «l'exemple guidera ceux qui luttent pour la justice sociale et la paix dans le monde». L'équipe d'Angleterre de cricket a observé une minute de silence, lors d'un match amical contre l'Australie. A Johannesburg, la population s'est réunie dans les rues pour célébrer la mémoire de Nelson Mandela par des chants et des danses. Les Sud-Africains ont appris la mort de Nelson Mandela en regardant l'intervention télévisée du président Zuma. A Londres, la statue de Nelson Mandela, près du Parlement, a été garnie de fleurs et de divers hommages. A New York, l'Apollo Theatre a rendu hommage à l'ancien président sud-africain. New York. A Washington, cet employé de l'ambassade sud-africaine descend le drapeau national.

Une faute?

Dès l'annonce du décès de celui que le monde entier vénérait comme une incarnation de la réconciliation raciale, des centaines de personnes de toutes origines ont commencé à se rassembler près de la maison de Mandela, à Johannesburg.

A la gloire de Madiba

L'ambiance n'était pas au recueillement mais à la célébration, avec des chants anti-apartheid ou à la gloire de Madiba (son nom de clan), repris en choeur par la foule qui agitait des drapeaux et scandait parfois «Viva Mandela» ou «Longue vie à Mandela».

«Au cours de 24 années (depuis sa libération, ndlr), Madiba nous a appris comment vivre ensemble et croire en nous-mêmes et en chacun», a déclaré dans la soirée un autre héros de la lutte anti-apartheid, l'archevêque anglican Desmond Tutu, considéré à 82 ans comme la conscience morale de son pays.

Un exemple pour l'humanité

De Kiev, où il participe au Conseil ministériel de l'OSCE, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a été parmi les premiers à réagir: «La mort de Nelson Mandela nous concerne tous. Elle nous touche tous, car il a été et restera un exemple pour l'humanité. Un exemple de la force, de la liberté, du pardon et de la réconciliation».

Le ministre des Affaires étrangères en a profité pour adresser sa profonde sympathie à l'Afrique du Sud et «à la famille de cet homme extraordinaire».

Une «personnalité exceptionnelle» pour Ueli Maurer

Avec la disparition de Nelson Mandela, «l'Afrique du Sud, le continent africain et le monde entier qui perdent une personnalité exceptionnelle», écrit le président de la Confédération Ueli Maurer. Il fut «un des plus grands hommes de notre époque», résume-t-il.

Les valeurs de justice, de paix, du respect d'autrui, de tolérance et d'humanité qu'il incarnait resteront pour longtemps gravées dans les mémoires, souligne M. Maurer. Ses propos sont cités dans un message de condoléances diffusé vendredi matin à Berne.

Le président de la Confédération rappelle que «sa lutte en faveur de la liberté, des droits de l'homme, de la démocratie, du règlement pacifique de conflits et de la réconciliation nationale dans son pays ont marqué l'histoire du monde de la deuxième moitié du 20e siècle».

«Il était une inspiration pour le monde entier», a réagi Frederik De Klerk, le dernier président blanc sud-africain. Il avait fait sortir Mandela de prison avant de négocier la transition démocratique et de partager en 1993 le Nobel de la Paix avec lui.

Elizabeth II «profondément attristée»

La reine Elizabeth II s'est dite vendredi «profondément attristée» par la mort de Nelson Mandela, saluant son action «sans relâche» pour une «Afrique du Sud pacifiée».

«La reine a été profondément attristée d'apprendre la mort de Nelson Mandela la nuit dernière. Il a travaillé sans relâche pour le bien de son pays. Son héritage est l'Afrique du Sud pacifiée d'aujourd'hui», a indiqué un communiqué du palais de Buckingham.

La reine Elizabeth II s'est dite vendredi «profondément attristée» par la mort de Nelson Mandela, saluant son action «sans relâche» pour une «Afrique du Sud pacifiée».

«La reine a été profondément attristée d'apprendre la mort de Nelson Mandela la nuit dernière. Il a travaillé sans relâche pour le bien de son pays. Son héritage est l'Afrique du Sud pacifiée d'aujourd'hui», a indiqué un communiqué du palais de Buckingham.

Un «être humain remarquable» pour Aung San Suu Kyi

La chef de l'opposition birmane et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a rendu hommage vendredi à Nelson Mandela. Selon elle, c'est «un être humain remarquable» qui «nous a fait comprendre que nous pouvons changer le monde».

«Je voudrais exprimer ma peine profonde après la mort d'un homme qui s'est battu pour les droits de l'Homme et l'égalité dans ce monde», a-t-elle déclaré à l'ouverture d'une conférence à Rangoun.

Une «grande lumière s'est éteinte»

Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré jeudi qu'«une grande lumière s'est éteinte» après le décès de Nelson Mandela. Il a ajouté que le drapeau britannique allait être mis en berne devant son bureau à Downing street. «Une grande lumière s'est éteinte dans le monde», a écrit M. Cameron sur son compte Twitter. «Nelson Mandela était un héros de notre temps. J'ai demandé que le drapeau soit mis en berne au no 10» du Downing street, a-t-il précisé.

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a salué «le géant charismatique qui s'en va», «le père de l'Afrique du Sud». De son côté, le président François Hollande a parlé de «l'incarnation de la Nation sud-africaine, le ciment de son unité et la fierté de toute l'Afrique».

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a pour sa part paré d'«une source d'inspiration» pour le monde. «Nous devons nous inspirer de sa sagesse, de sa détermination et de son engagement pour nous efforcer de rendre le monde meilleur», a-t-il déclaré à la presse au siège de l'ONU.

Le Dalaï Lama, autre prix Nobel de la Paix, a dit de son côté avoir perdu un «ami cher».

Hommage appuyé d'Obama

Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, a rendu un hommage appuyé à Nelson Mandela, premier président noir de l'Afrique du Sud, saluant un homme «courageux, profondément bon».

«Grâce à sa farouche dignité et à sa volonté inébranlable de sacrifier sa propre liberté pour la liberté des autres, il a transformé l'Afrique du Sud et nous a tous émus», a déclaré M. Obama depuis la Maison Blanche.

Dans son message de condoléances, Vladimir Poutine rappelle que celui qui fut dirigeant de l'Afrique du Sud pendant de longues années a été «un des hommes politiques éminents de notre époque».

Le président russe souligne aussi que «Mandela, qui a surmonté les épreuves les plus difficiles, est resté fidèle à ses idéaux d'humanisme et de justice jusqu'à la fin de ses jours».

Hommages sportifs

Le monde du sport, auquel Mandela était attaché, n'est pas en reste: «Grâce à son extraordinaire vision, il a réussi à faire de la Coupe du monde 1995 un instrument pour favoriser l'émergence d'une nation», a rappelé le président de la Fédération sud-africaine de rugby Oregan Hoskins.

Au Brésil, qui accueille vendredi le tirage au sort de la prochaine Coupe du monde de football, l'émotion était immense également: «Il était mon héros, mon ami, mon compagnon dans la lutte en faveur de la cause du peuple et pour la paix dans le monde», a écrit sur son compte Twitter Pelé, la légende du football brésilien.

Un «ami sincère» pour Sepp Blatter

Le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Blatter, a exprimé jeudi au Brésil son «profond chagrin», à l'annonce du décès de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, «l'un des plus grands humanistes de son temps».

«C'est avec un profond chagrin que je dis adieu à une personnalité extraordinaire, probablement l'un des plus grands humanistes de son temps, et un ami sincère», a déclaré M. Blatter depuis Costa de Sauipe (nord-est), où aura lieu vendredi le tirage au sort du Mondial-2014 au Brésil.

Les drapeaux des 209 associations membres de la FIFA seront en berne au siège de la FIFA et «une minute de silence sera observée lors des prochains matches internationaux», a annoncé M. Blatter, cité dans un communiqué transmis par la FIFA. L'Afrique du Sud avait organisé le dernier Mondial de football en 2010.

(ats/afp)