Mort d'une ado de 13 ans

21 juin 2011 12:05; Act: 21.06.2011 13:36 Print

«Il lui a mis trois patates dans la bouche»

Les élèves ont repris mardi le chemin du collège Voltaire de Florensac (sud de la France), au lendemain de la mort d'une jeune fille de 13 ans, frappée par le frère d'une autre collégienne.

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Ses camarades de classe ont décrit la victime comme «quelqu'un sans histoires, bonne élève». (Photo: AFP)

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L'auteur présumé des coups mortels, placé en garde à vue après s'être rendu de lui-même à la gendarmerie, était toujours auditionné mardi matin, a-t-on appris auprès du parquet. Mardi, beaucoup d'élèves ont été accompagnés au collège par leur famille. La première collégienne est arrivée peu après 7h30, accrochant un bouquet à la grille, à l'endroit où la jeune fille est tombée sous les coups de son agresseur. «J'ai pensé à elle toute la nuit, j'ai pas mangé», a-t-elle glissé, avant de rentrer dans l'enceinte de l'établissement, situé dans un quartier résidentiel de ce village de quelque 4700 habitants.

Plusieurs élèves ont fait part de la nuit agitée qu'ils ont passée. «Ça fait du mal, ce n'était que le début de sa vie», a dit une jeune élève, qui a assuré ressentir «beaucoup de tristesse». Trois garçons de la classe de la victime sont revenus sur les faits dont ils ont été témoins. «On était là, elle a à peine franchi la grille, il lui est tombé dessus, il lui a mis des patates, il lui a foutu trois patates dans la bouche. On a voulu intervenir, il y a quelqu'un qui a réussi à le pousser et il est parti», a assuré l'un d'entre eux.

«Ils n'ont pas eu le temps d'intervenir»

«Il y avait des adultes» sur les lieux, «il y avait aussi quelqu'un dans une voiture», «ils n'ont pas eu le temps d'intervenir, c'était déjà fini», a ajouté l'adolescent, qui a affirmé que l'agresseur avait «foutu un coup de pied» à la jeune fille une fois qu'«elle était tombée» à terre.

Ses camarades de classe ont décrit la victime comme «quelqu'un sans histoires, bonne élève». «On était des copains», a dit l'un des garçons, qui la connaissait «depuis le CM1». Peu avant 8h30, des cars scolaires se sont garés devant l'établissement. Des enfants en sont descendus, certains avec des bouquets de fleurs. Un petit garçon en tee-shirt blanc, les larmes aux yeux, a déposé un bouquet de lys. Au milieu des fleurs, on pouvait lire un petit mot écrit à la main, en espagnol: «Les gitans sont avec toi. Paix et un baiser».

(afp)