Affaire Benalla

26 juillet 2018 09:55; Act: 26.07.2018 11:52 Print

«J'ai le sentiment d'avoir fait une grosse bêtise»

Alexandre Benalla a accordé une interview au journal Le Monde. Il reconnaît «avoir commis une faute».

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Une faute?

Alexandre Benalla, l'ex-collaborateur de l'Élysée au coeur d'un scandale qui touche l'exécutif, s'exprime pour la première fois. Dans une interview accordée au Monde jeudi, il admet avoir «commis une faute» tout en dénonçant «une volonté d'atteindre» le président français Emmanuel Macron.

«Je n'ai pas le sentiment d'avoir trahi le président de la République, j'ai le sentiment d'avoir fait une grosse bêtise. Et d'avoir commis une faute. Mais cette faute, elle est plus d'un point de vue politique: je n'aurais jamais dû aller sur cette manifestation en tant qu'observateur, puis j'aurais peut-être dû rester en retrait», affirme-t-il au sujet des faits de violence envers un manifestant le 1er mai pour lesquels il est inculpé.

Nuire au président

Des faits qu'il dit «assumer»: «je ne suis pas dans la théorie du complot, c'est la réalité. Sur ce qui s'est passé après, je suis beaucoup plus réservé. Il y avait en premier une volonté d'atteindre le président de la République, c'est sûr et certain».

Selon lui, l'affaire révélée par Le Monde le 18 juillet «est une façon d'attraper le président de la République par le colbac. J'étais le point d'entrée pour l'atteindre, le maillon faible». «On a essayé de m'atteindre, de me tuer, et c'était l'opportunité aussi d'atteindre le président de la République», insiste-t-il.

Selon M. Benalla, «les gens qui ont sorti cette information sont d'un niveau important (...) des politiques et des policiers. Et je ne pense pas (au ministre de l'Intérieur Gérard) Collomb en qui j'ai confiance, je ne suis personne pour lui. Mais il y a des gens qui travaillent autour de lui qui auraient pu...»

Depuis la semaine dernière, la présidence et le gouvernement sont sous pression en raison de ce qui a été surnommé le «Benallagate» et a entraîné l'ouverture de plusieurs enquêtes : judiciaire, de la police des polices et des deux chambres du parlement (Assemblée nationale et Sénat). Les questions portent sur son rôle et ses prérogatives lorsqu'il était à l'Élysée, sur la sanction discrète dont il avait fait l'objet pour ces agissements du 1er mai (15 jours de mise à pied) sans que les faits ne soient signalés à la justice.

(nxp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Dann le 26.07.2018 10:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Trop tard..

    Jacques Brel disait: faut pas jouer les riches quand on a pas le sou. Moi je dis: faut pas jouer les flics quand on l'est pas du tout. Voyez où ça mène...

  • DDs le 26.07.2018 10:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bof

    La tête du petit enfant qui na rien fait...

  • Fred le 26.07.2018 11:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Manu

    Il se croyait intouchable en étant au côté du petit Manu. Quand sa monte à la tête voilà ce qui arrive.

Les derniers commentaires

  • Monavis le 26.07.2018 12:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Benalla victime partielle

    Ce brave Benalla est victime de sa propre fougue et du dévouement sans limite quil a pr le couple Macron. Voilà 2 ans quon le voit tjrs auprès de Macron et tout naturellement , il le suis à lElysée... Si Macron navait pas chercher à étouffer et à minimiser le statut de cet homme avec port darme et tous les avantages dont il a bénéficié, cela aurait mieux passé! Heureusement, que M. Benalla a un bon avocat, il est victime de larrogance des propos de Macron face aux Français...et denvieux...et le fait que la présidente de la com denquête fait obstacle, je comprends que les députés gratte

  • Flo flo le 26.07.2018 12:06 Report dénoncer ce commentaire

    @ Tous

    Heureusement qu'il y a les Suisses pour se préoccuper de tout ça !

  • Trompe-l'oeil le 26.07.2018 11:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Hystérie envieuse

    M. Benalla s'est fait piégé par son tempérament. Je crois assez en sa sincérité. Toutefois, ils deviennent fous avec cette affaire. Le Président Macron est très observé, et pas avec un regard bienveillant [évidemment]. Aujourd'hui, vous pouvez mesurer à quel point, et sur quoi, ils veulent l'attaquer. Il faut tout de suite lui enlever son état de grâce aux yeux des gens. Mais il a le narcissisme bien construit et serein, ce Président Macron, pas sûr qu'ils arrivent à l'exciter comme Sarkozy, où à le rendre méprisant comme Hollande. On verra.

  • Calimero le 26.07.2018 11:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bienvenue chez les tapolets....

    WAOW ! C'est beau un cerveau qui se met en route ! J'en reste pantois....

  • Danièle le 26.07.2018 11:56 Report dénoncer ce commentaire

    Président sans empathie

    Ce qui est choquant, c'est d'entendre Macron en parler comme une tempête dans un verre d'eau, Ce Monsieur n'a aucune empathie et j'espère que les victimes seront indemnisées, on serait choqué à-moins que cela.