Barcelone

14 juillet 2018 21:44; Act: 15.07.2018 07:11 Print

«Liberté pour les prisonniers» clament les Catalans

Les indépendantistes catalans sont descendus dans la rue à Barcelone ce samedi pour réclamer la libération de leurs prisonniers politiques.

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Les manifestants réclament la libération des indépendantistes emprisonnés en Catalogne. (samedi 14 juillet) (Photo: AFP)

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Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Barcelone pour réclamer la libération de dirigeants indépendantistes emprisonnés. Ils ont également demandé le retour de ceux qui ont fui l'Espagne.

Le président de Catalogne Quim Torra, membre de l'aile dure du mouvement indépendantiste, participait à cette manifestation. «Chaque minute passée par nos prisonniers en prison et loin de son foyer, de sa famille et de ses amis est une parfaite indécence politique et nous ne l'acceptons pas», a déclaré M. Torra peu avant le début de la manifestation, samedi soir.

Cette manifestation était organisée alors que neuf leaders indépendantistes catalans ont été transférés d'établissements pénitentiaires proches de Madrid vers des prisons en Catalogne, dans un geste d'apaisement du gouvernement espagnol. Ce n'est pas assez pour les manifestants qui brandissaient des pancartes réclamant «Liberté pour les prisonniers politiques» ou «Nous vous voulons à la maison», à côté de drapeaux catalans jaune, rouge et bleu.

Puigdemont en prison pour 25 ans?

Accusés de rébellion comme l'ancien président catalan Carles Puidgemont, en fuite en Belgique puis en Allemagne, ces détenus risquent jusqu'à 25 ans de prison s'ils sont jugés pour leur participation à la tentative ratée de sécession en octobre, le jour du vote par le parlement catalan d'une vaine déclaration unilatérale d'indépendance.

Néanmoins, jeudi, un tribunal allemand à autorisé l'extradition de Puidgemont vers l'Espagne à condition qu'il ne soit jugé que pour détournement de fonds publics, pas pour rébellion, ce à quoi la justice espagnole devra se conformer en vertu des accords sur l'entraide judiciaire européenne. Il risque donc d'être difficile pour un tribunal espagnol de juger des complices présumés pour ce chef d'accusation.

(nxp/ats)