France

20 juillet 2018 10:49; Act: 20.07.2018 11:31 Print

«M. Sécurité» de l'Elysée licencié et en garde à vue

Au lendemain des révélations du «Monde», Alexandre Benalla, proche conseiller d'Emmanuel Macron, qui a tabassé un manifestant le 1er mai, est remercié et placé en garde à vue.

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Alexandre Benalla. (Photo: AFP)

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La pression était croissante depuis la révélation cette semaine par «Le Monde» des actes de violence du collaborateur du président de la République. Alexandre Benalla a déjà fait l'objet de sanctions de la part de l'Elysée, a fait savoir ce dernier jeudi.

Une source à l'Elysée indique vendredi qu'«il a été porté à la connaissance de la présidence de la République des faits nouveaux constitutifs d'une faute commise par Alexandre Benalla». «Ces faits font l'objet d'une procédure judiciaire», a-t-elle ajouté. «Afin de prouver son innocence, Alexandre Benalla aurait été le destinataire d'un document appartenant à la Préfecture de police de Paris et qu'il n'était pas autorisé à détenir. En conséquence de quoi, et conformément au terme du courrier de sanction qui lui avait été notifié, la présidence de la République a pris la décision d?engager la procédure de licenciement d'Alexandre Benalla», a ajouté la source.

Et le même jour, le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire après la diffusion d'une vidéo sur laquelle on peut voir Alexandre Benalla frapper un manifestant.

La garde à vue d'Alexandre Benalla porte sur les chefs de «violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public», «usurpation de fonctions», «port illégal d'insignes réservés à l'autorité publique» et «complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéo protection», a-t-on précisé de source judiciaire.

Le Parquet a par ailleurs co-saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), l'autorité chargée d'enquêter sur les pratiques de la police nationale française et de la préfecture de police de Paris. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a dit jeudi avoir lui aussi demandé une enquête de l'IGPN.

La pression était croissante depuis la révélation mercredi par Le Monde des actes de violence du collaborateur du président de la République. L'identification d'Alexandre Benalla, responsable de la sécurité de la campagne d'Emmanuel Macron devenu chargé de mission et adjoint au chef de cabinet du président, sur une vidéo frappant un jeune homme, entouré de CRS et portant un casque de police, a déclenché une tempête politique.

(nxp/afp)