Pont effondré en France

19 novembre 2019 11:23; Act: 19.11.2019 11:47 Print

«Ma fille! Ma fille!», criait la maman de Lisa, 15 ans

Lisa était sur la route du lycée avec sa maman quand l'impensable est survenu, lundi près de Toulouse. Les témoins de cette tragédie sont bouleversés.

Sur ce sujet
Une faute?

Les enquêteurs cherchaient mardi des réponses au lendemain de l'effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn, près de Toulouse. Après la mort d'une adolescente de 15 ans et d'un chauffeur poids-lourd, les habitants de la région sont sous le choc.

Installée depuis six mois dans la commune, une maman divorcée avait pris l'habitude d'emmener sa fille Lisa à son lycée agricole, où elle était en première année, explique «La Dépêche du Midi». Une semaine sur deux, la Française prenait le même itinéraire, traversant le fameux pont de Mirepoix-sur-Tarn. Elle déposait sa fille de 15 ans à Montastruc-la-Conseillère avant de se rendre à son travail à Bouloc, 20 kilomètres plus loin.

C'est lors de ce trajet routinier que l'impensable est survenu. La Clio que conduisait la maman de Lisa a été happée dans l'effondrement de l'ouvrage, puis engloutie par le Tarn. Quelques minutes de cauchemar absolu. La conductrice est parvenue à s'extirper de sa voiture et a pu regagner la rive à la nage, où des témoins lui sont venus en aide. «J'ai vu qu'il y avait une dame en bas, dans l'eau», qui s'accrochait tant bien que mal, raconte Céline à Europe 1. «Elle avait froid et semblait tétanisée», poursuit-elle.


Impuissants, les habitants ne pouvaient rien faire d'autre que parler à la mère de Lisa, sur le point de s'évanouir. Céline se souvient que la malheureuse «n'appelait pas à l'aide», mais qu'elle disait «ma fille, ma fille». Lisa n'a jamais refait surface. Son corps a été rapidement retrouvé, mais les secouristes n'ont rien pu faire pour la réanimer.

Lisa n'avait que 15 ans. Dans la commune de Mirepoix-sur-Tarn, c'est la consternation. «Quel malheur. Cette maman amenait juste sa fille à l'école… On n'est vraiment rien, c'est affreux. Mais ici, on est tous solidaires», confie un témoin du drame. La grand-maman de la victime, présidente d'une association d'aide aux personnes âgées, est un personnage très apprécié dans la région.

La seconde victime de cette tragédie est le chauffeur du poids-lourd, dont le corps n'a été repêché qu'aux alentours de 21h30. Damien était un père de famille «aimant et aimé». Fan de rugby, il était à la tête de l'entreprise familiale Puits Julien Fondations, basée dans la région. «Damien, c'est quelqu'un qui avait le cœur sur la main et qui travaillait dur pour sa famille. On est tous sous le choc», témoigne un coéquipier du défunt.

(joc)