ONU à Genève

08 mars 2018 19:13; Act: 08.03.2018 19:15 Print

«Nettoyage ethnique»: la Birmanie veut des preuves

La Birmanie cible l'ONU après ses accusations de poursuite de «nettoyage ethnique» à l'égard de Rohingyas. Un de ses ministres a demandé jeudi à Genève «des preuves».

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Selon le rapport de l'ONU, quatre des cinq indicateurs d'un génocide ont été observés à l'encontre des Rohingyas en Birmanie. (Mardi 18 septembre 2018) La Birmanie a «résolument» rejeté vendredi la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de se déclarer compétente pour enquêter sur la déportation de la minorité musulmane rohingya. (Samedi 8 septembre 2018) La Cour pénale internationale s'est déclarée compétente pour enquêter sur la déportation de la minorité musulmane rohingya en Birmanie qui pourrait constituer un crime contre l'humanité. (Jeudi 6 septembre 2018) Des pays ont demandé mardi à l'ONU que les responsables birmans de la répression des Rohingyas soient jugés. (28 août 2018) Le général de l'armée birmane Min Aung Hlaing et cinq hauts gradés sont accusés par l'ONU de génocide envers les rohingyas. (27 août 2018) Des milliers de réfugiés rohingyas ont manifesté samedi pour réclamer «justice» à l'occasion du premier anniversaire de leur exode massif de Birmanie. (Vendredi 24 août 2018) La Birmanie a demandé au Bangladesh d'arrêter de fournir de l'aide humanitaire à 6000 Rohingyas bloqués à la frontière entre les deux pays. Elle a proposé «d'organiser une chaîne d'approvisionnement humanitaire de son côté de la frontière». (Lundi 13 août 2018) L'émissaire suisse de l'ONU, Christine Schraner Burgener, a rencontré des Rohingyas. La diplomate veut des «mesures concrètes» pour préparer le retour des centaines de milliers de réfugiés. (17 juillet 2018) Le Haut commissaire aux droits de l'homme demande au Conseil de sécurité de l'ONU de saisir la Cour pénale internationale sur les Rohingyas. (Mercredi 4 juillet 2018) Le président du CICR Peter Maurer a appellé les autorités birmanes à prendre leur «responsabilité» pour protéger les civils. (Vendredi 29 juin 2018) L'ONG Amnesty International demande que le chef de l'armée ainsi que 12 hauts gradés soient poursuivis pour crimes contre l'humanité. (Mardi 26 juin 2018) Un accord a été signé entre l'ONU et la Birmanie pour que les Rohingyas puissent rentrer dans leur pays. (6 juin 2018) La Chaîne du Bonheur récolte des fonds en faveur des Rohingyas. (Mercredi 23 mai 2018) Neuf mois après le début de la campagne de l'armée birmane contre la minorité rohingya, les camps de réfugiés se préparent aux naissances d'enfants issus de viols de soldats. (Samedi 19 mai 2018) Il reste six semaines pour sauver des dizaines de milliers de Rohingyas qui sont menacés par l'arrivée des pluies dans les camps de réfugiés au Bangladesh. L'OIM, en charge de l'organisation de ces sites, a appelé vendredi à Genève les donateurs à agir d'urgence. (27 avril 2018) Le gouvernement birman a annoncé le 15 avril 2018 le rapatriement d'une famille Rohingya réfugiée au Bangladesh, sans préciser le sort des centaines de milliers de personnes qui sont encore dans ce pays. (Image d'archive) Les autorités du Bangladesh ont commencé à déplacer quelque 100'000 réfugiés rohingyas vers des terrains situés plus en hauteur. Elles craignent que la mousson ne provoque glissements de terrain et inondations dans les actuels camps. (1er avril 2018) Près d'un milliard de dollars seront nécessaires cette année pour subvenir aux besoins d'environ un million de réfugiés rohingyas entassés dans des camps surpeuplés du sud-est du Bangladesh, selon l'ONU. (Dimanche 11 mars 2018) Le musée de l'holocauste de Washington a retiré à Aung San Suu Kyi un prix décerné pour son combat contre la dictature, en raison de son inaction dans la crise des Rohingyas. (Mercredi 7 février 2018) Le nettoyage ethnique des musulmans rohingyas «se poursuit» en Birmanie, a dénoncé mardi le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, avec une campagne de «terreur et de famine organisée» destinée à les faire fuir vers le Bangladesh.(Mardi 6 mars 2018) Le président de la Confédération Alain Berset a visité le camp de Rohingyas de Kutupalong et s'est entretenu directement avec des réfugiés. (Mardi 6 février 2018) En visite officielle au Bangladesh, le président de la Confédération a annoncé une aide financière de 12 millions de francs pour les réfugiés Rohingyas qui se trouvent dans le pays. (Lundi 5 février 2018) L'armée birmane a reconnu pour la première fois l'existence de charniers de membres de la minorité musulmane rohingyas, dans l'Etat Rakhine. (Mercredi 10 janvier 2018) Des rebelles rohingyas ont revendiqué une embuscade contre les forces de sécurité birmane qui a fait plusieurs blessés dans l'Etat Rakhine (nord). (Dimanche 7 janvier 2017) La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi est restée discrète et n'a pas participé aux festivités des 70 ans de l'Indépendance de son pays, elle qui est la fille du le général Aung San, héros de la fin de la domination britannique. (Jeudi 4 janvier 2018) Dans les camps de réfugiés au Bangladesh, les enfants rohingyas sont victimes de malnutrition aiguë, de diarrhées ou encore d'infections respiratoires. (Vendredi 22 décembre 2017) Yanghee Lee, rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits humains en Birmanie, a été interdite d'accès dans le pays par les autorités birmanes. (Mercredi 20 décembre 2017) Au moins 6700 Rohingyas, dont 730 enfants, ont été tués uniquement lors du premier mois d'une campagne militaire dans l'ouest de la Birmanie entre le 25 août et le 25 septembre, estime Médecins sans frontières ce 14 décembre 2017. Le pape François a rencontré mardi Aung San Suu Kyi, en pleine crise de Rohingyas. La dirigeante birmane a promis de promouvoir la tolérance «pour tous», tandis que le souverain pontife a appelé à un «engagement pour la justice». (Mardi 28 novembre 2017) Oxford a sanctionné Aung San Suu Kyi, lui retirant le Freedom of the City, la plus haute distinction de la ville, attribuée en 1997. Le conseil municipal a pointé «son inaction devant l'oppression de la minorité rohingya.» (Mardi 28 novembre 2017) Un accord pour le rapatriement des Rohingyas a été signé jeudi par la Birmanie et le Bangladesh, a annoncé un responsable gouvernemental birman. (Jeudi 23 novembre 2017) Un des premiers pays à ouvrir une ambassade en Birmanie, la Suisse a pris part à la réunion Asie-Europe (ASEM). Le dossier des rohingyas a été évoqué, a indiqué la secrétaire d'Etat, . (Mardi 21 novembre 2017) Les Rohingyas de Birmanie sont victimes d'«apartheid» dans une «prison à ciel ouvert», estime Amnesty International. (Mardi 21 novembre 2017) Le chef de l'armée birmane Min Aung Hlaing a balayé la proposition du Bangladesh d'accepter le retour en masse des réfugiés rohingyas, estimant qu'il est «impossible d'accepter le nombre de personnes proposées». (Jeudi 16 novembre 2017) Le chanteur irlandais Bob Geldorf: «Je ne souhaite aucunement être associé à un individu actuellement engagé dans l'épuration ethnique de masse du peuple rohingya.» (13 novembre 2017) Selon la représentante spéciale de l'ONU, les témoignages des survivantes Rohingyas font systématiquement état de «viols collectifs commis par plusieurs soldats, d'humiliations». (Dimanche 12 novembre 2017) La pression redoublée de l'ONU sur la Birmanie dans la crise des Rohingyas pourrait se révéler «préjudiciable» au retour des centaines de milliers de ces musulmans réfugiés au Bangladesh, estime le gouvernement birman. (Mercredi 8 novembre 2017) La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi s'est rendu pour la première fois dans l'ouest du pays où l'armée est accusée par l'ONU d'«épuration ethnique» contre les rohingyas. (2 novembre 2017) La dirigeante birmane s'est rendue par surprise et pour la première fois dans la région où l'armée réprime les Rohingyas. (Jeudi 2 novembre 2017 - Image 31 octobre) La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi à son arrivée. (2 novembre 2017) Des clowns apportent la thérapie du rire aux enfants rohingyas qui sont actuellement réfugiés dans des camps au Bangladesh. (30 octobre 2017) Les Etats-Unis sont en train de réfléchir à de possibles sanctions envers l'armée birmane. «Il est impératif que les individus ou les entités responsables d'atrocités, dont les acteurs non étatiques et les groupes d'autodéfense, rendent des comptes» a indiqué le département d'Etat. (Image pretexte - 12 octobre 2017) Une conférence internationale s'est ouverte à Genève afin de rassembler des fonds pour aider quelque 900'000 musulmans rohingyas réfugiés au Bangladesh. Le but est de collecter 434 millions de dollars d'ici février 2018. (Lundi 23 octobre 2017) Berne va accueillir une délégation de l'armée birmane, venue «s'informer sur le fédéralisme». En pleine crise des Rohingyas, Amesty International juge que le voyage devrait être annulé. (Jeudi 19 octobre 2017) Selon l'ONU, plus de 580'000 Rohingyas ont fui la Birmanie depuis le 25 août, pour se réfugier au Bangladesh voisin. (Mercredi 18 octobre 2017) L'ONG Amnesty International appelle la communauté internationale à agir contre la persécution des Rohingyas. (Mercredi 18 octobre 2017) Au moins cinq personnes sont mortes et des dizaines d'autres sont portées disparues après le naufrage d'un bateau transportant des Rohingyas fuyant la Birmanie vers le Bangladesh. (Lundi 16 octobre 2017) L'ex-patron des Nations unies Kofi Annan a appelé le Conseil de sécurité à faire pression sur la Birmanie pour un retour dans leurs régions d'origine des réfugiés Rohyingas ayant fui au Bangladesh la répression birmane. (Vendredi 13 octobre 2017) Au moins 12 Rohingyas sont morts et des dizaines d'autres sont portés disparus après le naufrage de leur bateau fuyant la Birmanie. (Lundi 9 octobre 2017) La police bangladaise recherche activement un homme qui a enfreint une interdiction en vigueur depuis 2014 en épousant une réfugiée rohingya. Leur mariage à était le premier entre un Bangladais et une réfugiée depuis la vague d'arrivée de Rohingyas depuis fin août. (Dimanche 8 octobre 2017) Après une brève accalmie, les arrivées de réfugiés rohingyas au Bangladesh ont repris, poussées, selon des témoignages, par de nouvelles opérations militaires en Birmanie. (Mercredi 4 octobre 2017) Une embarcation de Rohingyas a fait naufrage. Il y aurait au moins 60 morts. Le bateau avait à son bord près de 80 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, (29 septembre 2017) Le cap symbolique du demi-million de réfugiés rohingyas arrivés au Bangladesh en provenance de Birmanie depuis fin août, a été franchi jeudi. (Jeudi 28 septembre 2017) L'ONU a annoncé qu'un voyage d'organisations humanitaires aurait lieu jeudi dans l'Etat de Rakhine en proie aux violences. (Jeudi 28 septembre 2017) La Chaîne du Bonheur lance un appel aux dons pour les Rohingyas qui ont trouvé refuge au Bangladesh. (Mercredi 27 septembre 2017) Des observateurs de l'ONU ont vu des dizaines de victimes de viols et de viols en réunion parmi les Rohingyas ayant fui les violences en Birmanie. (Dimanche 24 septembre 2017) L'afflux de réfugiés rohingyas au Bangladesh a quasiment cessé, ont déclaré samedi des responsables bangladais, presque un mois après le déclenchement de violences en Birmanie ayant entraîné l'exode de près de 430'000 membres de cette minorité musulmane. L'ONU a confirmé. (Samedi 23 septembre 2017) La Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a réclamé jeudi devant l'Assemblée générale des Nations unies l'envoi d'une mission de l'ONU en Birmanie et la création de zones de sécurité supervisées par l'Organisation. (Jeudi 21 septembre 2017) Au moins neuf personnes sont mortes et dix ont été blessées jeudi dans l'accident d'un camion de la Croix-Rouge transportant des denrées alimentaires pour des réfugiés rohingyas dans le sud-est du Bangladesh. Par ailleurs, un bateau du CICR a été attaqué. (21 septembre 2017) Au lendemain d'un discours très critiqué d'Aung San Suu Kyi, un haut responsable birman a réaffirmé à l'ONU que la situation «s'améliorait» dans l'Etat Rakhine et promis d'accélérer l'acheminement de l'aide humanitaire. (Mercredi 20 septembre 2017) Le Bangladesh a ordonné mercredi à ses forces armées de s'impliquer dans la distribution d'aide humanitaire et la construction d'abris pour les réfugiés rohingyas. La Première ministre Sheikh Hasina a renouvelé son appel à Rangoun à les réadmettre. (20 septembre 2017) La nouvelle Mission indépendante d'enquête de l'ONU sur les abus contre les Rohingyas réclame un accès «sans entrave» à la Birmanie et plus particulièrement à l'Etat de Rakhine, comme l'a indiqué à Genève son président Marzuki Darusman. (Mardi 19 septembre 2017) Dans un discours très attendu, la leader birmane Aung San Suu Kyi a assuré mardi que la Birmanie était «prête» à organiser le retour des plus de 410'000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh voisin. (mardi 18 septembre 2017) Celle qui s'était fait discrète, notamment sur la scène internationale qui commence à s'agiter de concert, a finalement déclaré mardi être «profondément désolée» pour les civils «pris au piège» de la crise. (mardi 18 septembre 2017) «Nous condamnons toutes les violations des droits de l'homme», a ajouté Aung San Suu Kyi, sans citer l'armée, accusée d'incendier des villages et de tirer sur des civils. L'ONU de son côté a parlé d'«épuration ethnique». (image - mardi 18 septembre 2017) Faute d'infrastructures, de nourriture et d'eau, les réfugiés rohingyas au Bangladesh risquent de mourir selon l'ONG Save the Children. (Dimanche 17 septembre 2017) Cri d'alerte sur la situation humanitaire des Rohingyas qui ont fui la Birmanie et se sont réfugiés au Bangladesh. «Selon nos estimations, 409'000 réfugiés rohingyas sont arrivés au Bangladesh depuis le 25 août», a annoncé Joseph Tripua, du Haut commissariat aux réfugiés. (16 septembre 2017) Un responsable onusien a averti jeudi que la communauté internationale devait se préparer à l'éventualité du «scénario du pire» dans la crise des réfugiés rohingyas. (Jeudi 14 septembre 2017) Au moins 380'000 Rohingyas se sont réfugiés dans des camps de fortune au Bangladesh depuis les violences du 25 août en Birmanie, selon les estimations de l'ONU. (Jeudi 14 septembre 2017) L'un des féaux de l'exode des Rohingyas sont les mines antipersonnel. Dans un hôpital du Bangladesh, l'AFP a rencontré mercredi matin un adolescent de 15 ans, victime de ces engins, et sa mère. «J'ai vu ses deux jambes soufflées», a-t-elle raconté. Son fils a succombé à ses blessures jeudi. (Jeudi 14 septembre 2017) Le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé mercredi à la Birmanie «des pas immédiats» pour faire cesser une «violence excessive» dans l'ouest du pays. (Mercredi 13 septembre 2017) Sous le feu des critiques à l'étranger pour sa position ambiguë sur la crise, Aung San Suu Kyi prononcera finalement le 19 septembre un discours télévisé sur la situation au Rakhine, ont annoncé ses services. (Mercredi 13 septembre 2017) Les réfugiés s'entassent dans des bateaux peu ou pas du tout adaptés, souvent des rafiots de pêcheurs qui ne sont pas conçus pour transporter des passagers. Certains déplacés ont trouvé la mort en tentant de franchir le fleuve Naf, qui marque une frontière naturelle entre la Birmanie et la pointe sud-est du Bangladesh. Depuis fin août, une centaine de personnes ont péri noyés dans le naufrage d'embarcations. De nombreux enfants font partie des déplacés qui ont fui les violences. Au total plus de 1100 mineurs rohingyas sont arrivés seuls au Bangladesh depuis le 25 août, selon les derniers chiffres de l'Unicef. Sans parents, ces enfants isolés sont particulièrement vulnérables, selon l'agence onusienne. (Mercredi 13 septembre 2017) Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé mercredi la Birmanie à suspendre ses opérations militaires contre la minorité Rohingya, considérant que les autorités se livraient à un nettoyage ethnique. (Mercredi 13 septembre 2017) Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Raad al-Hussein, a évoqué lundi un possible «modèle de nettoyage ethnique» ces dernières semaines contre les Rohingyas. (Lundi 11 septembre 2017) Un enfant rohingya dort après une route mouvementée, près de Teknaf, au Bangladesh. (Dimanche 10 septembre 2017) Une manifestation a également eu lieu en Iran. (Vendredi 8 septembre 2017) Manifestation à Karachi, au Pakistan. (Vendredi 8 septembre 2017) Des manifestations dans de nombreux pays ont été organisées pour dénoncer et demander l'arrêt des violences contre les Rohingyas, comme ici à Dacca, au Bangladesh. (Vendredi 8 septembre 2017) Parmi les nombreuses voix dénonçant les violences contres les Rohingyas, la prix Nobel de la Paix 2014, Malala, a dénoncé le silence de son homologue, la dirigeante birmane, Aung San Suu Kyi, face aux violences. (Lundi 4 septembre 2017) Un avion transportant de l'aide humanitaire pour les réfugiés rohingyas décolle d'une base malaisienne pour se rendre au Bangladesh. Le Programme alimentaire mondial (PAM) distribue de la nourriture à des dizaines de milliers de réfugiés. Après des jours de marche dans la boue, les réfugiés rohingyas s'arrachent les portions alimentaires distribuées dans le camp d'Ukhia, près de Cox Bazar, dans le sud du Bangladesh. Les organisations internationales peinent à prendre en charge un tel afflux de réfugiés. «L'ampleur et la vitesse de l'afflux sont sans précédent au Bangladesh», estime l'Unicef qui précise que «60% des réfugiés sont des enfants». De nombreux campements improvisés se sont créés en quelques jours. Manque de vivres, camps surpeuplés au Bangladesh, mousson ou encore explosions de mines du côté birman: la route des déplacés est semée d'embûches. Femmes, enfants et vieillards forment le gros des déplacés. Parmi eux également, des hommes blessés par balles, qui disent s'être fait tirer dessus par l'armée birmane dans leur fuite. Des villages entiers ont été brûlés dans l'Etat de Rakhine, ont dénoncé de nombreux témoins. La population terrifiée a fui vers le Bangladesh voisin. Les attaques contre les postes de police du 25 août ont entraîné une vague de répression de l'armée, faisant de nombreux morts et jetant sur les routes de l'exode des centaines de milliers de Rohingyas. Le 25 août 2017, des attaques de rebelles musulmans rohingyas contre plus de 20 postes de police ont fait au moins 89 morts, dont 12 parmi les forces de l'ordre birmanes, des violences sans précédent depuis des mois. (Vendredi 25 août 2017) Fin mars 2017, la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi a rejeté la décision des Nations unies d'envoyer une mission d'enquête sur les exactions contre les Rohingyas, imputées à l'armée. En 2012, des violences interreligieuses entre les Rohingyas et les bouddhistes de l'Etat de Rakhine ont conduit les autorités à déclarer l'état d'urgence. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été déplacées dans des camps (ici à l'image) et plus de 200 ont trouvé la mort. Sous le régime de la junte militaire (ici le généralissime Than Shwe en 2010, chef de la junte jusqu'à son autodissolution en 2011), les Rohingyas de Birmanie ont subi de nombreuses persécutions, dénoncées par les Nations unies. Depuis 1982, une loi les a privés de nationalité. This photo taken on September 22, 2017 shows children lining up relief supplies at the Kutupalong refugee camp for Rohingyas who have fled to Bangladesh to escape violence in Myanmar. The UN said September 25 that more than 436,000 refugees have crossed the border from Rakhine since August 25 when a military crackdown was launched after attacks by Rohingya militants, including thousands of children. Thousands of Rohingya children fleeing violence in western Myanmar have arrived alone in Bangladesh since August 25. These solo children are at risk of sexual abuse, human trafficking and psychological trauma, the UN children's agency said. / AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET

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Un ministre birman a demandé jeudi à Genève «des preuves» pour prouver qu'il y a un nettoyage ethnique et promis une «action» contre tout responsable de crimes.

«Je l'ai déjà dit. Je le répète. Ce n'est pas la politique de ce gouvernement», a dit devant la presse le ministre de l'Union, Thaung Tun. Mardi, le sous-secrétaire général de l'ONU Andrew Gilmour avait estimé que «le nettoyage ethnique se poursuit» contre la minorité musulmane, dont 900'000 personnes ont fui au Bangladesh.

Parmi d'autres responsables, le Haut commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein a aussi répété ses «fortes suspicions d'actes de génocide».

«S'il y a des preuves, nous nous assurerons qu'une action soit prise contre les responsables» de tels crimes internationaux, a affirmé Thaung Tun. Confronté aux images satellites qui montraient des zones vidées et détruites par les autorités dans l'Etat birman de Rakhine, il souhaite que celles de 150 villages remplis de population soient «également» diffusées.

Davantage d'écoles

Selon lui, la vaste majorité des Rohingyas est restée dans l'Etat de Rakhine qui rassemble 3 millions d'habitants. Le ministre birman explique la fuite de ceux qui sont arrivés au Bangladesh par «la peur provoquée par les terroristes qui opèrent à Rakhine». Et promet que son gouvernement qui «défend les droits de l'homme» lutte pour ceux «de chaque citoyen dans ce pays». Pour autant, les Rohingyas sont considérés comme des apatrides par les autorités.

Mais Thaung Tun promet qu'ils pourront rentrer dans des conditions adaptées. Selon l'ONU, celles-ci ne sont pas encore réunies. Chaque Rohingya qui se trouvait auparavant en Birmanie pourra rentrer, a toutefois garanti le conseiller à la sécurité nationale.

En revanche, «il ne peut y avoir de citoyenneté automatique», selon ce responsable. Et de revendiquer des améliorations pour les Rohingyas à Rakhine avec le lancement d'une route en trois mois, davantage d'écoles et une extension de l'accès à l'électricité. La Croix-Rouge peut accéder à la zone et des contacts ont eu lieu il y a deux semaines avec des entités onusiennes.

(nxp/ats)