Michèle Alliot-Marie

02 mars 2011 10:30; Act: 02.03.2011 10:43 Print

«On va m'entendre»

L'ex-ministre des Affaires étrangères a promis de faire entendre sa voix dans la mesure où elle ne «serait plus tenue à la langue diplomatique que l'on doit parfois avoir dans des ministères régaliens».

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Michèle Alliot-Marie a démissionné dimanche de son poste de ministre des Affaires étrangères, en France. (Photo: AFP)

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Empêtrée dans la polémique sur ses vacances de Noël en Tunisie, Mme Alliot-Marie, remplacée dimanche au quai d'Orsay par Alain Juppé, a quitté le gouvernement après plus de 8 ans passés dans des ministères régaliens (défense, intérieur, justice et Affaires étrangères). Invitée à dire ce qu'elle comptait faire, elle a répondu qu'elle allait d'abord «quand même s'offrir trois semaines de détente».

«Je vais pouvoir faire un peu plus de sport (...), m'occuper un tout petit peu de moi et puis travailler (...) et écrire un ou deux livres (...) j'ai sans doute des choses à dire en tout cas, j'ai bien l'intention de les dire», a poursuivi l'ex ministre. «Et comme je ne serai plus tenue à la langue diplomatique que l'on doit parfois avoir dans les ministères régaliens et bien on va m'entendre!», a lancé Mme Alliot-Marie.

Elle n'en veut ni à Sarkozy ni à Fillon

Elle a raconté avoir «préparé une lettre de démission (qu'elle) a rédigée dans l'avion dans la nuit de samedi à dimanche en rentrant du Koweit». «Je suis allée voir le président de la République en début d'après-midi et je lui ai dit: 'voilà l'analyse que je fais de la situation et je pense plus raisonnable de vous présenter ma démission'», a-t-elle expliqué.

Devant cette «page qui se tourne», Mme Alliot-Marie a affirmé qu'elle «n'en voudrait certainement pas au président de la République ou au Premier ministre, qui, l'un comme l'autre, (l)'ont soutenue jusqu'au bout».

(l'essentiel)