Hong Kong

09 avril 2019 06:32; Act: 10.04.2019 08:05 Print

«Révolte des parapluies»: leaders jugés coupables

Les leaders de la «révolte des parapluies» de Hong Kong ont été jugés coupables ce mardi et risquent désormais la prison.

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Chan Kin-man (gauche), 60 ans, professeur de sociologie, et Benny Tai (centre), 54 ans, professeur de droit, ont écopé de 16 mois de prison. (Mercredi 24 avril 2019) Les leaders de la «révolte des parapluies» jugés coupables: le pasteur baptiste Chu Yiu-ming (à droite), le professeur de droit Benny Tai (à gauche) et le professeur de sociologie Chan Kin-man ( au centre), encourent sept ans de prison. (Lundi 9 avril 2019) Des figures du mouvement prodémocratie sont jugés pour leur participation à la «révolte des parapluies» de l'automne 2014 qui avait réclamé en vain à Pékin des réformes politiques. (Lundi 9 avril 2019) Nathan Law (g), Joshua Wong (c) et Alex Chow (d) ont été condamnés à des mois de prison pour leur soutien au mouvement prodémocratie de l'automne 2014 à Hong Kong. (17 août 2017) La police a évacué les derniers manifestants, mettant fin à plus de deux mois d'occupation de la rue. (Lundi 15 décembre 2014) La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). La police a interpellé les manifestants restés sur le principal campement du mouvement pro-démocratie au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). Des huissiers de justice se sont présentés au matin sur le campement d'Admiralty, un village de tentes occupant une autoroute urbaine à neuf voies au coeur de Hong Kong. (11 décembre 2014). Ils ont lu aux manifestants une injonction d'évacuation et leur ont donné jusqu'à 11 heures pour démanteler le camp. (11 décembre 2014) Les étudiants qui occupent toujours le centre de Hong Kong ont été invités par les fondateurs du mouvement pro-démocratie à quitter les lieux et à adopter d'autres mesures de résistance. (5 décembre 2014) Les étudiants qui occupent toujours le centre de Hong Kong ont été invités par les fondateurs du mouvement pro-démocratie à quitter les lieux et à adopter d'autres mesures de résistance. (5 décembre 2014) La «révolution des parapluies» s'essouffle à Hong Kong. Mercredi, les fondateurs du mouvement Occupy Central se sont symboliquement rendus à la police. (4 décembre 2014) Les fondateurs d'Occupy Central, Benny Tai, Chan Kin-man et Chu Yiu-ming préconisent dorénavant un virage stratégique vers une action plus politique du mouvement prodémocratie à Hong Kong. (3 décembre 2014) Les fondateurs d'Occupy Central préconisent dorénavant un virage stratégique vers une action plus politique du mouvement prodémocratie à Hong Kong. (3 décembre 2014) Les fondateurs d'Occupy Central préconisent dorénavant un virage stratégique vers une action plus politique du mouvement prodémocratie à Hong Kong. (3 décembre 2014) Trois leaders étudiants ont entamé une grève de la faim après de nouveaux affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre. (1er décembre 2014) Les forces de l'ordre hongkongaises ont évacué l'un des derniers sites de rassemblement des militants pro-démocratie. (25 novembre 2014) Les forces de l'ordre hongkongaises ont évacué l'un des derniers sites de rassemblement des militants pro-démocratie. (25 novembre 2014) Les forces de l'ordre hongkongaises ont évacué l'un des derniers sites de rassemblement des militants pro-démocratie. (25 novembre 2014) Les forces de l'ordre hongkongaises ont évacué l'un des derniers sites de rassemblement des militants pro-démocratie. (25 novembre 2014) Des heurts sont survenus devant le Parlement de Hong Kong quelques heures après le démantèlement de barricades. (19 novembre). Des huissiers assistés de policiers se préparent ce mardi à agir pour disperser les manifestants prodémocratie qui campent depuis plus de six semaines à Hong Kong. (11 novembre 2014) De nouvelles manifestations ont éclaté dans l'ancienne colonnie britannique. (6 novembre 2014) Les organisateurs cherchent à maintenir la dynamique du mouvement. Ils ont demandé aux manifestants de se rassembler près du siège du pouvoir de l'ancienne colonie britannique passée dans le giron chinois. (28 octobre 2014). Les consultations entre le gouvernement de Hong Kong et des représentants du mouvement pro-démocratie ont commencé (21 octobre 2014) De violents affrontements ont eu lieu à Hong Kong entre les forces de l'ordre et les manifestants pro-démocratie. (19 octobre 2014) Hong Kong a connu une nouvelle nuit de violences entre la police et les manifestants pro-démocratie. (Samedi 18 octobre 2014) De violents affrontements ont eu lieu entre les manifestants pro-démocratie et la police (15 octobre 2014) La police de Hong Kong s'en prend au gros des barricades qui restent encore (14 octobre 2014) Des hommes masqués s'en sont pris aux manifestants (13 octobre 2014) La police a commencé à démanteler les barricades mises en place par les manifestants (13 octobre 2014) Le chef de l'exécutif de Hong Kong, Leung Chun-ying, très contesté a réaffirmé dimanche qu'il ne démissionnerait pas. (12 octobre) Le mouvement étudiant en faveur de la démocratie semble regagner en vigueur après l'annulation jeudi par les autorités des négociations qui étaient prévues avec les contestataires. Des centaines de manifestants ont campé dans la nuit de vendredi à samedi sur les principaux sites de protestation à Hong Kong. (11 octobre 2014) Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de Hong Kong pour continuer à réclamer plus de démocratie. (vendredi 10 octobre 2014) Les étudiants de Hong Kong ont lancé un nouvel appel à la mobilisation ce vendredi. (10 octobre 2014) Le gouvernement de Hong Kong a annulé la rencontre avec les étudiants pro-démocratie censée mettre fin aux manifestations. (9 octobre 2014) Les manifestants étant presque tous rentrés chez eux, Hong Kong retourne peu à peu à la normale. (lundi 6 octobre 2014) Les manifestants pour la démocratie poursuivent leur lutte tout en annonçant un retrait de certains sites. (5 octobre 2014). «Paix! Anti-violence!», ont scandé les manifestants massés dans le quartier d'Admiralty, près du siège du pouvoir local, devenu le point de ralliement de la contestation. (5 octobre 2014). La police est intervenue pour éviter une escalade de la violence. (4 octobre 2014). La tension reste toujours vive à Hong Kong. Des manifestants se sont heurtés à la police. (4 octobre 2014). Le gouvernement a demandé aux manifestants pro-démocratie de se «disperser pacifiquement le plus tôt possible», estimant que leur mouvement avait eu «de graves conséquences» pour la ville. (2 octobre 2014) Les manifestants, plus nombreux que jamais, demande la démission de l'exécutif. (Mercredi 1er octobre 2014) Des foules immenses de manifestants intraitables se sont rassemblées à Hong Kong pour une démonstration de force le jour de la fête nationale chinoise. (Mercredi 1er octobre 2014) Des foules immenses de manifestants intraitables se sont rassemblées à Hong Kong pour une démonstration de force le jour de la fête nationale chinoise. (Mercredi 1er octobre 2014) Des foules immenses de manifestants intraitables se sont rassemblées à Hong Kong pour une démonstration de force le jour de la fête nationale chinoise (Mercredi 1er octobre 2014) Les manifestants restaient toujours très mobilisés à Hong Kong, jour de la fête nationale chinoise. (Mercredi 1er octobre 2014) Des milliers de manifestants continuaient de braver le pouvoir dans la nuit de lundi à mardi à Hong Kong (Mardi 30 septembre 2014). Les étudiants, qui observent depuis une semaine une grève des cours, sont le fer de lance de la campagne de désobéissance civile lancée pour dénoncer ce que nombre de Hongkongais perçoivent comme une mainmise grandissante de Pékin sur les affaires locales. (29 septembre 2014) Dans des scènes de rue chaotiques, auxquelles Hong Kong n'est guère habituée, les policiers avaient tiré dimanche jusque tard dans la nuit des salves répétées de gaz lacrymogène pour tenter de disperser les protestataires. (29 septembre 2014) Dans des scènes de rue chaotiques, auxquelles Hong Kong n'est guère habituée, les policiers avaient tiré dimanche jusque tard dans la nuit des salves répétées de gaz lacrymogène pour tenter de disperser les protestataires. (29 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014) Des dizaines de milliers de personnes manifestent pour la démocratie à Hong Kong. (28 septembre 2014)

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Des figures du mouvement prodémocratie de Hong Kong risquent la prison après avoir été reconnues coupables mardi de «troubles à l'ordre public» pour leur rôle dans des manifestations monstres qui avaient paralysé l'ex-colonie britannique et courroucé Pékin.

Le procès de ces militants a été dénoncé par les défenseurs des droits de l'homme, qui s'inquiètent des restrictions de libertés dans la mégapole revenue en 1997 dans le giron de la Chine, et confrontée à l'emprise de plus en plus affirmée de cette dernière.

Trois vétérans du mouvement et six co-prévenus ont été reconnus coupables d'au moins un chef d'inculpation à l'issue de ce procès qui a vu l'accusation se servir d'un système de droit rarement utilisé et hérité de l'ère coloniale.

Ils sont punis pour leur participation à la «révolte des parapluies» de l'automne 2014 qui avait réclamé en vain à Pékin des réformes politiques.

Chan Kin-man, 60 ans, professeur de sociologie, Benny Tai, 54 ans, professeur de droit, et Chu Yiu-ming, 75 ans, pasteur baptiste, fondateurs en 2013 du mouvement «Occupy Central», sont les plus connus.

Ils ont été reconnus coupables de conspiration en vue de commettre un trouble à l'ordre public. MM. Tai et Chan l'ont été également pour incitation à commettre un trouble à l'ordre public. Ils ont en revanche été relaxés du chef «d'incitation à inciter» à de tels troubles.

Chaque prévenu encourt jusqu'à sept ans de prison aux termes de la «Common law», l'ancien système britannique fondé sur la jurisprudence. Si l'accusation avait choisi de les poursuivre en vertu du code pénal classique découlant de lois écrites, ils risquaient trois mois.

On ignorait dans l'immédiat quand les sentences seraient prononcées. Le but «d'Occupy» était de bloquer le quartier d'affaires de Hong Kong si un suffrage universel libre n'était pas instauré pour élire le président du gouvernement local, lequel est désigné par un comité pro-Pékin.

«Persévérer» dans le combat

Mais les anciens furent débordés par la jeunesse et le mouvement étudiant, la situation explosant en 2014 quand les policiers tirèrent du gaz lacrymogène sur les protestataires, qui se protégèrent avec des parapluies.

La révolte avait paralysé des quartiers entiers de l'une des capitales mondiales de la finance pendant plus de deux mois.

Depuis, plusieurs militants ont été poursuivis par le ministère de la Justice, certains purgeant des peines de prison. Certains ont également été interdits de se présenter à une élection, d'autres disqualifiés au Parlement.

Le juge Johnny Chan a estimé que les manifestations étaient exclues du champ d'application des lois hongkongaises sur la liberté d'expression.

«Le caractère déraisonnable des nuisances était tel que le droit important et protégé de manifester doit céder le pas», a-t-il dit. «Ces actes ne sont pas garantis par la loi». Les trois vétérans, qui n'avaient été inculpés que deux ans après le mouvement, ont fait montre de détermination en arrivant au tribunal de Kowloon West.

«Peu importe ce qu'il se passe aujourd'hui, je suis sûr que beaucoup de gens vont se rassembler et continuer à lutter pour la démocratie à Hong Kong. Nous allons persévérer, nous n'allons pas jeter l'éponge», a déclaré M. Tai.

«Je crois toujours au pouvoir de l'amour et de la paix. Je n'ai aucun regret pour ce que j'ai fait», a ajouté Chan Kin-man.

Pour les défenseurs des droits humains, Amnesty International et Human Rights Watch en tête, c'est un procès politique. L'utilisation de chefs mal définis sur les troubles à l'ordre public menace la liberté d'expression, préviennent-ils.

«Etouffer le débat»

Il existe «un réel danger de voir de plus en plus de gens être poursuivis pour militantisme pacifique. Les autorités semblent déterminées à tenter d'étouffer tout débat sur les sujets sensibles à Hong Kong, surtout ceux ayant trait à la démocratie et à l'autonomie», dit Man-kei Tam, directeur d'Amnesty Hong Kong.

Le juge Chan a démenti que sa décision aurait des répercussions sur le droit à manifester. «On ne peut raisonnablement dire qu'un chef de conspiration en vue de commette un trouble à l'ordre public aurait un effet glaçant sur la société».

En vertu du principe «Un pays, deux systèmes» qui a présidé à sa rétrocession, Hong Kong jouit sur le papier de droits inconnus dans le reste de la Chine, dont la liberté d'expression.

Mais nombreux sont ceux qui perçoivent une emprise de plus en plus marquée du gouvernement chinois central sur les affaires hongkongaises, et un recul des libertés. Au procès à l'automne, l'accusation avait argué que les manifestations de masse avaient «causé du tort aux habitants» touchés par le blocage des voies de circulation.

(nxp/afp)