Homme abattu à Paris

09 janvier 2016 18:37; Act: 09.01.2016 18:53 Print

«Pourquoi ont-ils tué mon fils? Il n'a rien fait»

Des Tunisiens se présentant comme des proches de l'auteur de l'attaque de jeudi contre un commissariat de Paris ont exprimé leur colère envers les autorités françaises.

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«Pourquoi ont-ils tué mon fils? Il est allé (au commissariat) pour son passeport. Mon fils n'a rien (fait), c'est moi qui lui ai dit de rentrer. Je lui ai dit 'je vais être opérée à la main et je veux te voir', a réagi une femme, présentée comme la mère, dans une vidéo diffusée par la radio privée tunisienne Sabra FM. «Il m'a demandé de lui envoyer des extraits de naissance, il était alors en Allemagne», a-t-elle ajouté, avant de laisser éclater sa colère. «Ils l'ont suspecté parce qu'il avait un sac banane pour mettre son téléphone? C'est pour ça qu'ils ont tué mon fils! La France a tué mon fils, je veux les droits de mon fils et rien d'autre!», a-t-elle clamé, effondrée.

Interrogé à son tour à propos de son fils 'Tarek', le père de famille, dont l'identité n'est pas déclinée, a également assuré qu'il «n'appartenait à aucune» organisation extrémiste. «Il y a 3/4 jours, il nous a appelés pour nous demander de lui envoyer des extraits de naissance», a-t-il dit. Selon Sabra FM, une radio basée à Kairouan (dans le centre de la Tunisie), la famille est originaire de Ouled Chamekh dans le gouvernorat de Mahdia.

Des proches ont reconnu sa photo

Première radio privée du pays, Mosaïque FM a de son côté diffusé sur son site des propos d'un Tunisien, Djamel Ben Abbas, qui se présente comme un proche de l'homme tué à Paris. «Le jeune s'appelle Tarek Belgacem, 25 ans. Il se trouvait en Allemagne puis est entré en France (...). Il cherchait à faire ses papiers pour y séjourner légalement», a-t-il déclaré. En France, le nom de Tarek Belgacem a été avancé vendredi par des sources proches de l'enquête.

L'homme, qui a été abattu par la police alors qu'il tentait d'attaquer un commissariat, a été reconnu par ses proches et un texte de revendication a été retrouvé sur lui «Je suis Abou Jihad Tounsi, Tarek Belgacem», a indiqué l'une de ces sources. «Plusieurs personnes de l'entourage de Tarek Belgacem, se présentant comme son cousin et ses parents, ont reconnu sa photo», a ajouté une autre. «Il y a donc une très forte probabilité» que ce soit lui.

(20 minutes/afp)