Climat

13 novembre 2017 12:42; Act: 14.11.2017 07:56 Print

«Trésors les plus précieux de notre planète» menacés

Le changement climatique menace presque deux fois plus le patrimoine mondial qu'il y a trois ans. Il urge d'agir.

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Sur les 241 sites naturels classés au Patrimoine mondial de l'Unesco, 62 sont menacés par le changement climatique. (Photo: AFP)

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Blanchiment des coraux, fonte des glaciers, incendies... Le changement climatique menace de s'en prend de plus en plus aux sites naturels précieux, s'est alarmé lundi l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), réclamant des actions «urgentes» pour préserver ces «trésors».

Sur les 241 sites naturels classés au Patrimoine mondial de l'Unesco, 62 sont désormais «menacés par le changement climatique» contre 35 en 2014 (sur 228), date du précédent «Horizon du patrimoine mondial» réalisé par l'IUCN.

«Ce rapport envoie un message clair aux délégués réunis ici à Bonn (pour la 23e Conférence de l'ONU sur le climat): le changement climatique agit vite et n'épargne pas les trésors les plus précieux de notre planète», a commenté la directrice générale de l'IUCN Inger Andersen.

«L'ampleur et le rythme auxquels il dégrade notre patrimoine naturel soulignent le besoin d'actions et d'engagements nationaux urgents et ambitieux pour mettre en oeuvre l'Accord de Paris», a-t-elle ajouté.

Région de Jungfrau-Aletsch

Grande barrière australienne, région côtière du Belize, atoll d'Aldabra aux Seychelles: les récifs coralliens affectés par l'augmentation de la température de la mer qui les fait blanchir sont parmi les écosystèmes les plus en danger. Tout comme les glaciers dont la fonte touche notamment le parc national du Kilimandjaro en Tanzanie ou la région de Jungfrau-Aletsch dans les Alpes suisses.

Le changement climatique a également un impact sur les zones humides, les basses terres de deltas ou encore certains écosystèmes vulnérables aux incendies, selon le rapport, qui estime que le réchauffement fait peser un «risque potentiel» sur 55 autres sites.

Autres menaces

Mais si le changement climatique est «la menace augmentant le plus vite», il arrive seulement deuxième derrière les espèces invasives. Le tourisme, le développement des infrastructures (routes, barrages, mines...), la chasse, la pollution ou encore l'efficacité de la gestion des sites ont également un impact sur la conservation.

Prenant en compte tous ces facteurs qui peuvent s'additionner, l'IUCN classe 17 sites (7%) comme «critiques», comme le parc américain des Everglades.

La Grande Barrière de corail fait partie des 70 sites (29%) inspirant des «préoccupations élevées», tout comme le Machu Picchu au Pérou, le lac Baïkal en Russie et les îles Galapagos. Et les perspectives de 64% des sites sont «bonnes» ou «bonnes avec quelques préoccupations», des chiffres similaires à 2014.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Octobre 25 le 13.11.2017 14:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    rien ne bouge...

    continuons à en parler. ... pendant ce temps rien me bouge .....

  • Dudule le 13.11.2017 14:31 Report dénoncer ce commentaire

    L'humain est beaucoup trop égoïste

    L'IUCN a beau mettre en garde, personne ne va changer sa manière de vivre! Abandonner la voiture et l'avion, vous n'y pensez pas! Se passer du chauffage à mazout relève de labsurdité! Fermer toutes les centrales à charbon, pareil! Quand à obliger la navigation maritime à abandonner la propulsion diesel, c'est carrément impossible! Tout autour de moi, j'entends dire que c'est les autres qui doivent donner l'exemple, car nous avons le parc automobile le moins polluant... Les pauvres, si on leur mettait les preuves sous le nez que le parc auto suisse est parmi les 5 plus polluants de la planète

  • Alain R le 13.11.2017 16:18 Report dénoncer ce commentaire

    Rien ne va changer

    Les dirigeants se foutent totalement du climat et de la disparition de tout ce qui a été créé y compris les espèces humaines et animales.Une vie d homme étant très courte chacun de ces filous de la globalisation n ont dans la tête que les profs et leurs bien être. La planète va nous le faire payer très très cher le moment venu. Malheureusement nous allons plus rien laisser pour nos générations futurs.Le point de non retour est atteint. Quand à la Suisse elle n est pas mieux que les autres à part taxer les petits pour se donner bonne conscience. La pollution n à aucune frontière.

Les derniers commentaires

  • K. Pote le 14.11.2017 09:36 Report dénoncer ce commentaire

    Surpopulation

    Ben il faut oser le dire: tout cela vient du fait que la plupart des religions (encore tout récemment en Pologne avec des spots télévisés) poussent leurs ouailles à se reproduire comme des lapins sans le moindre sens des responsabilités. Ainsi au fin fond de bidonvilles sordides ou de villages reculés les gens irresponsables n'hésitent pas à avoir plein de marmots qui n'ont aucun espoir, aucun avenir, aucune éducation, aucun travail, mais qui vont juste contribuer à armer un peu plus la bombe à retardement.

  • Yves Bender le 13.11.2017 17:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Je m'en bas l'uil

    Classer au patrimoine de l'Unesco un glaçon dans un verre d'eau, nul. Dans 1000 ans ils se plaindront que les glaciers s'approchent trop près de nos villes. Et j'en ai rien à foutre de la coupe du monde de foot.

  • Efficace 5.0 le 13.11.2017 17:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Clair et net

    Cest simple: 1. Arrêter de pleurnicher car ça ne sert à rien. 2. Arrêter de nous reproduire en masse et inventer durgence un système de régulation des naissances. Cest bel et bien notre consommation qui tue la planète donc notre nombre.

  • Koala le 13.11.2017 16:47 Report dénoncer ce commentaire

    Pas avant 2019 minimum, y a le foot

    L'écrasante majorité de la population va se focaliser sur la coupe du monde de football en 2018, en Russie. Même les femmes s'y sont mises, alors il ne faut plus compter sur elles. Après la coupe, il faut encore compter six mois pour la troisième mi-temps, pour rediscuter des matchs de long, en large, et en travers. Donc la planète elle attendra 2019 au minimum

    • Kelconyala le 13.11.2017 17:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Koala

      Jen ai rien à foutre du Mondial 2018, hors sujet.

    • Koala le 13.11.2017 17:34 Report dénoncer ce commentaire

      @Kelconyala

      Si tu n'étais pas aussi sérieux, t'aurais compris que c'était du deuxième degré. Moi aussi j'en ai rien à foutre du Mondial 2018, mais malheureusement autour de soi, les discussions sont plus focalisées sur le foot que sur l'écologie. Il suffit de voir le nombre de commentaires sur les sujets liés à l'écologie et sur ceux liés aux sports, y a pas photo...

    • Senketsu le 13.11.2017 20:38 Report dénoncer ce commentaire

      @Koala

      Le sujet ne prête pas à rire.

  • bady le 13.11.2017 16:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    plus rien à battre

    même nôtre retraite fond sans le soleil c'est dingue, pas vous ?

    • Na If le 13.11.2017 17:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @bady

      Oui mais les taxes refroidissent le climat non?