Alimentation

14 octobre 2019 18:34; Act: 14.10.2019 19:28 Print

14% des aliments perdus entre la ferme et le marché

Un rapport de la FAO lève le voile sur les pertes alimentaires qui se produisent entre la récolte et la vente des produits agricoles.

storybild

L'agence mondiale pour l'alimentation veut réduire les pertes alimentaires tout au long des chaînes de production. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Près de 14% des aliments disparaissent entre la ferme et les rayons du supermarché, selon la FAO. L'agence mondiale pour l'alimentation des Nations Unies préconise des mesures pour enrayer ce phénomène, dans un rapport publié lundi.

Diviser par deux le volume mondial de déchets alimentaires par habitant d'ici à 2030, réduire les pertes alimentaires tout au long des chaînes de production, font partie des objectifs du programme de développement durable de l'ONU, comme le rappelle le nouveau directeur général de la FAO, Qu Dongyu. Ce rapport a été publié à l'avant-veille de la journée mondiale de l'Alimentation.

Ce sont exactement 13,8% de la valeur ajoutée de la production alimentaire mondiale qui sont perdus entre la récolte et la vente au détail, selon les chiffres communiqués par la FAO. «Nous avons fait une estimation de la valeur. (...) Cela signifie qu'il y a des produits agricoles pour 400 milliards de dollars qui n'arrivent pas au stade de la consommation», déclare Carola Fabi, statisticienne principale au siège de la FAO à Rome.

Problème au niveau du stockage

Le pourcentage varie grandement d'une région du monde à l'autre, et d'une famille de produits alimentaires à une autre. Il va ainsi de 5,8% en Australie-Nouvelle-Zélande à 20,7% en Asie centrale-Asie du Sud. Du côté des productions, fruits et légumes, des denrées fragiles, sont touchés à 22%, contre 9% pour les céréales et légumes secs, moins périssables.

«On a pu constater que ces pertes sont plus importantes au niveau des producteurs, là où ont lieu la récolte et l'abattage», explique Mme Fabi. «Par exemple, il y a un énorme problème au niveau du stockage sur les fermes», poursuit-elle.

Et d'évoquer les pays subsahariens, où les excédents stockés sur la ferme, avec des méthodes traditionnelles, dans des silos en bois soumis aux intempéries, sont exposés aux micro-organismes, aux insectes, aux rongeurs, «des conditions qui font qu'il y a d'énormes pertes au niveau du stockage».

Des procédés de très basse technologie, comme le remplacement de ces silos de bois par des tonneaux métalliques, ou des sacs traités avec des insecticides «réduisent les pertes de manière très, très sensible», souligne Mme Fabi. «Parfois, les agriculteurs n'ont pas les moyens d'accéder à ces techniques. C'est là où il faut une intervention publique d'aide à l'investissement», ajoute-t-elle.

Beaucoup de pertes ont lieu aussi durant le transport, du producteur au marché de gros et du marché de gros au marché de détail, principalement pour les denrées très périssables (fruits et légumes), précise le rapport.

(nxp/ats)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Marc Donald le 14.10.2019 18:58 Report dénoncer ce commentaire

    dollars avant tout

    Quantifier ces pertes en dollars plutôt qu'en volume en dit long sur les raisons de l'étude

  • NoDeal le 14.10.2019 20:16 Report dénoncer ce commentaire

    Gaspillages, vive la mondialisation

    Et parle-t-on de tous les aliments jetés à la poubelle plutôt que de les revendre à bas coût aux employés, ou aux nécessiteux. Beaucoup de grandes surfaces préfère jeter, aux détriments de ceux qui pourrais en profiter. C'est cala la mondialisation : argent, argent, argent

  • Asterix le 14.10.2019 19:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Apprendre

    Pas besoin de nous culpabiliser nous ne pouvons rien de l'incapacité de la gestion du stock du marché. Par contre si ils savais mieux gérer leur commandes ils pourraient baisser les prix vu qu'une bonne gestion veux dire moins de pertes.

Les derniers commentaires

  • he le 15.10.2019 12:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    un régale sans pesticide

    je consomme en grande partie les fruits et légumes de mon jardin

  • Jean le 15.10.2019 12:17 Report dénoncer ce commentaire

    Dans nos frigos

    Et combien de % dans les ménages ??

  • MGZR le 15.10.2019 11:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    cohérence saute moi contre

    ils veulent traiter les sacs aux pesticides contre les insectes ? et en même temps on doit voter contre le traitement de pesticides ! je me demande à quel point ils peuvent encore plus se contredire de jour en jour

  • Marie le 15.10.2019 07:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ah pas pensé?

    Qui d'entre-vous va acheter un poivron biscornu, une carotte double, une patate abîmée alors qu'il y a à côté des légumes parfaits? Personne! Et ne venez pas me dire que vous ne choisissez jamais vos légumes au marché. Le dilemme c'est de soit détruire de la marchandise non conforme soit d'accepter une nourriture à 2 vitesses. Les riches peuvent se payer les fruits et légumes parfaits et les pauvres se paient les moches. Jeter préalablement les légumes moches c'est offrir la même qualité à tout le monde. Et oui c'est ça les dérives du socialisme, l'équité coûte cher, très cher!

    • jejech le 15.10.2019 10:45 Report dénoncer ce commentaire

      @marie

      heu... ba moi... les légumes moches sont tout aussi bons et les gens mettent moins leur mains sales dessus... donc je les prends

    • A. Nonyme le 15.10.2019 13:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Marie

      Et pourquoi ne pourriez-vous pas acheter un légume moche ??? De toute façon ils sont faits pour être mangés. L'estomac de fait aucune différence. Ils ne sont pas toxiques !!! Se baser sur l'apparence est vraiment stupide !

    • Un lecteur le 16.10.2019 15:05 Report dénoncer ce commentaire

      Donner moins pour gagner plus :

      Le grand distributeur que l'on connaît ne tient pas du tout à proposer des "légumes-Budget", même si la demande du public existe. Les produits de la gamme "Budget" sont destinés à augmenter le chiffre bénéficiaire, rien d'autre. Certains de ceux-ci, très bon, ont fait diminuer le volume de vente du produit "standard". S'ils se vendent trop bien, au détriment du plus cher, ils sont retirés parce que le bilan bénéficiaire est négatif. Le client idéal est ainsi celui qui achète "Budget" parce qu'il ne peut pas se permettre d'acheter régulièrement à "prix normal".

  • Carotte Courbe le 15.10.2019 07:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mme

    Il faudrait surtout que TOUS les fruits et légumes (pas les pourris bien sûr !) soient mis en vente. Le producteur est obligé de jeter une partie de sa production car les grandes chaînes de distribution et l'agroalimentaire ne veulent que du calibré. Alors adieu à tous les malheureux fruit et légumes qui ne rentrent pas dans le moule. Si seulement la grande distribution voulait bien racheter ces « légumes moches » pour les mettre en vente à un prix plus bas. De cette manière on a des légumes à un prix correct etsi on veut des légumes parfaits, on paie le prix fort

    • Non Mais le 15.10.2019 07:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Carotte Courbe

      Pourquoi au prix plus bas? C'est fruits et légumes sont juste difformes, la qualité est la même. Au prix normal et les autres plus chers. Le coût de production pour une grande ou petite patate est le même...