Afrique

21 novembre 2019 06:07; Act: 21.11.2019 06:07 Print

18 djihadistes tués dans le nord du Burkina Faso

Les gendarmes ont riposté à une attaque en tuant 18 djihadistes. Un gendarme est mort, deux sont blessés grièvement.

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Les attaques attribuées aux groupes djihadistes ont fait près de 700 morts au Burkina Faso depuis début 2015. (Photo: Keystone)

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Dix-huit djihadistes ont été tués mercredi lors d'une riposte à une attaque contre le détachement de gendarmerie d'Arbinda (province du Soum), dans le nord du Burkina Faso, indique un communiqué de l'état-major de la gendarmerie. Un gendarme a aussi perdu la vie tandis que sept autres ont été blessés, dont deux grièvement.

«Dans l'après-midi du 20 novembre, l'escadron de gendarmerie basé à Arbinda ainsi que la brigade territoriale de gendarmerie de ladite localité a été la cible d'une attaque terroriste. Les assaillants ont été repoussés grâce à une riposte prompte et vigoureuse des gendarmes», selon le communiqué qui fait état d'un bilan de «18 terroristes neutralisés». Les sept blessés ont été évacués à Ouagadougou grâce à l'armée de l'air.

500'000 déplacés

Ce bilan survient alors que l'armée avait annoncé avoir «neutralisé 32 terroristes» pendant le week-end. Début novembre, une attaque contre un convoi de la société minière canadienne Semafo a fait 38 morts. Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

Au total, les attaques attribuées aux groupes djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda, d'autres à l'organisation État islamique, ont fait près de 700 morts au Burkina Faso depuis début 2015, selon un comptage de l'AFP, et environ 500'000 déplacés internes et réfugiés, selon l'ONU.

Sous-équipés

Le nord et l'est sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises. Sous-équipées et mal entraînées, l'armée, la police et la gendarmerie de ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest sont incapables d'enrayer les attaques djihadistes, qui se sont intensifiées en 2019 jusqu'à devenir quasi quotidiennes.

Pour tenter de faire face à ces attaques récurrentes, le président burkinabé Roch Marc Christian a appelé début novembre «à la mobilisation générale contre le terrorisme» et annoncé «le recrutement de volontaires pour la défense dans les zones sous menace».

(nxp/ats)