Paraguay

04 avril 2019 05:31; Act: 04.04.2019 05:33 Print

20'000 familles sinistrées suite aux inondations

En deux semaines, la crue du Rio Paraguay a submergé les logements de près de 20'000 familles.

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C'est la crue exceptionnelle du Rio Paraguay qui a provoqué les inondations. (Mercredi 3 janvier 2019) (Photo: AFP)

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Une crue exceptionnelle du Rio Paraguay a provoqué depuis deux semaines de graves inondations au Paraguay, où les logements de 20'000 familles ont été submergés, selon les données officielles.

C'est dans la capitale Asuncion, où vivent 2 des 7 millions d'habitants du pays, que la situation est la plus préoccupante. La mairie a déclaré mercredi l'état d'urgence pour 90 jours.

Bañado Sur, un quartier d'Asuncion proche du fleuve où vivent 7.000 familles, est particulièrement touché.

«Les victimes des inondations ont besoin de toits en tôle, de bois et de tout type d'aide», a dit à l'AFP le ministre de l'Urgence nationale, Joaquín Roa, après avoir rendu visite aux sinistrés de ce quartier.

«Jusqu'ici, nous avons 20.404 familles affectées par les pluies intenses de mois de mars dans tout le pays», a annoncé le ministre.

«Nous ne nous attendions pas à ce que l'eau monte aussi rapidement. Cela ne faisait qu'un mois que j'étais revenu chez moi, après la dernière inondation», a confié à un journaliste de l'AFP un habitant du quartier Santa Ana de Bañado Sur, Pedro Ramírez, qui marche avec des béquilles depuis un accident de moto.

Les crues du Rio Paraguay, 2e fleuve du bassin du Rio de la Plata, après le Rio Parana, affectent régulièrement les populations vivant sur ses rives, souvent des familles de pauvres agriculteurs ayant fui des zones rurales pour s'installer à Asuncion.

Les pluies de ce début d'automne austral vont se poursuivre cette semaine et l'eau va continuer de monter, selon les prévisions météorologiques.

Les militaires ont distribué 400'000 kg de vivres aux sinistrés.

«Nous ne sommes pas techniciens, mais jeudi dernier nous savions que cela allait arriver. Malgré les demandes urgentes de camions (pour évacuer ce qui pouvait être sauvé), les autorités ne se sont mobilisées que lundi, quand il était trop tard», se plaint le curé du quartier, Pedro Velasco.

(nxp/afp)