Présidentielle 2012

20 mars 2012 07:41; Act: 20.03.2012 10:42 Print

«La France a besoin d'une usine à couilles»

Jean-Marie Le Pen tire à boulets rouges sur Sarkozy au bilan «globalement négatif». Hollande, «candidat de remplacement» de DSK et Mélenchon, «le cache-sexe du Parti communiste» ne sont pas épargnés.

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«Marine mène sa campagne comme elle le souhaite. Moi, je fais des meetings, je donne mon avis… je suis un militant d’élite!», assène Jean-Marie Le Pen. (Photo: Keystone/AP/Claude Paris)

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Jean-Marie Le Pen a-t-il trouvé la solution miracle contre la désindustrialisation?, s'interroge le site Slate.fr. Interviewé par plusieurs journalistes du quotidien «Le Parisien/Aujourd’hui en France», le fondateur et actuel président d’honneur du Front national a balancé quelques formules dont il a le secret.

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A propos de la recherche laborieuse des 500 signatures par l'équipe de campagne de sa fille pour pouvoir participer au 1er tour, l'octogénaire, qui se définit comme «un militant d’élite» au sein du FN, explique: «Oui, ça a été très dur, car le nombre de maires qui acceptent de parrainer diminue. Les élus qui ont signé sont l’objet de persécutions, d’insultes, de menaces. Tous ceux qui en doutent n’avaient qu’à venir au Carré (le siège du FN) pour le constater».

«Sarkozy sera battu»

Et de préciser: «Les gens n’auraient pas passé leurs samedis après-midi à téléphoner à des maires si on avait eu les signatures. J’en ai moi-même eu un qui m’a dit: « Monsieur, je reconnais que je suis un lâche: je voterai pour Marine Le Pen, mais je ne peux pas signer pour elle, car j’ai une subvention à conserver pour mon chemin vicinal.» La première usine qu’il faut faire en France, c’est une usine à couilles!»

Jean-Marie Le Pen ne croit pas en la victoire du président UMP sortant: «Je pense que Nicolas Sarkozy sera battu. Par un candidat de remplacement, car le vrai candidat du PS, c’était Strauss-Kahn. Mais Hollande se révèle être un candidat très convenable. C’est un bon orateur. Il s’est pris un petit peu au jeu, et, bon… il fait des propositions de gauche, c’est normal.»

Une haine contre Mélenchon

Parmi les autres petites phrases assassines lâchées dans cette interview. Et de déverser aussi son fiel sur Jean-Luc Mélenchon: «La cour le pousse parce qu’il est d’une gauche comme elle les aime. Ce n’est pas le bourgeois gentilhomme, c’est le bourgeois méchant homme, mais c'est un bourgeois. Après avoir été un élu assez effacé, il a brusquement le démon de midi. Il se révèle en leader révolutionnaire… de façade! Il a été sénateur pendant 20 ans et n’a pas fait trembler le Sénat par ses éclats révolutionnaires. Et puis, Hollande fait une campagne sociale-démocrate. Du coup, Mélenchon est le seul à pouvoir tonitruer à gauche. C’est le cache-sexe du Parti communiste. Je l’appelle merluchon, un petit merlu, qui est le chef de l’équipe des requins qui suivent derrière».

(gco)