Italie

22 août 2019 04:41; Act: 22.08.2019 15:10 Print

Deuxième jour de consultations en Italie

Le président Sergio Mattarella doit rencontrer les cinq principaux partis du pays pour sortir de la crise déclenchée par l'explosion du gouvernement.

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Le président Sergio Mattarella. (Photo: AFP)

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L'Italie s'est lancée jeudi dans un deuxième round de consultations pour chercher une solution à la crise déclenchée par l'explosion du gouvernement populiste. Le président Sergio Mattarella doit s'exprimer à 18h00, après avoir rencontré les cinq principaux partis.

Le Parti démocrate (PD, centre-gauche) a proposé au chef de l'Etat une alliance avec le Mouvement 5 Etoiles (M5S), lâché le 8 août par la Ligue de Matteo Salvini. Son chef Nicola Zingaretti a évoqué un «gouvernement de changement» et une «alternative aux droites». A sa sortie du Quirinal, il a toutefois précisé que les cinq conditions posées au M5S sont «non négociables».

Elles comprennent, en premier lieu, une confirmation de «la vocation européenne» du pays. Les autres sont la «centralité du Parlement», une croissance respectueuse de l'environnement, un changement de cap radical dans la gestion des migrations et un virage économique vers davantage de redistribution et d'investissements.

Pas de majorité «improvisée»

Silvio Berlusconi a de son côté appelé à établir une «majorité parlementaire de centre-droit» pour «préserver les Italiens de l'oppression judiciaire, fiscale et bureaucratique» d'une majorité de gauche.

Si cela s'avérait impossible, «la seule voie maîtresse serait celle des élections», alors que le parti d'ultra-droite post-fasciste Frères d'Italie réclamait des élections immédiates, «seule issue possible et respectueuse de l'Italie», contrairement à «une majorité parlementaire» qui ne refléterait pas «le consensus du peuple».

Selon les sondages, la coalition de droite aux législatives du printemps 2018 - la Ligue, FI et Frères d'Italie - pourrait recueillir un score supérieur à 50% des voix. Silvio Berlusconi n'a pas directement évoqué la proposition de former une majorité gauche-droite et pro-européenne, à la manière des coalitions allemandes. Mais il a mis «en garde contre un exécutif qui serait le fruit d'une nouvelle majorité entre différents acteurs, une majorité improvisée, qui n'existerait qu'au parlement et non dans le pays».

Un budget à boucler

Sergio Mattarella doit encore recevoir les dirigeants de la Ligue et du M5S avant de s'exprimer à 18h00. La perspective d'élections anticipées ne l'enchante guère car la troisième économie de la zone euro, endettée et dont la croissance est à l'arrêt, devrait affronter, au même moment, la délicate élaboration du budget 2020.

Des mesures doivent impérativement être adoptées pour éviter une hausse automatique de la TVA l'an prochain, faute d'avoir auparavant comblé un trou budgétaire évalué à 23 milliards d'euros.

(nxp/ats)